Patcho, le président des Fans Clubs Wenge Musica Maison Mčre accompagne ŕ Kinshasa le groupe musical et sa tęte d’affiche Werrason revenus de leur récente tournée européenne. Profitant de son séjour kinois, Patcho s’est confié dans un entretien exclusif ŕ Multi Media Congo pour parler de la machine promotionnelle qu’il organise autour de l’ensemble. Il annonce aussi ŕ cette occasion qu’un important programme d’actions sociales est mené actuellement auprčs des plus démunis par la Fondation Werrason opérant en collaboration avec l’Asbl Dounia Action basée en Belgique. Voici le texte de cette interview.

MMC: M. Patcho, vous ętes célčbre dans les milieux de Wenge Musica, mais ce que vous y représentez exactement n’est pas fort connu. Présentez-vous pour votre meilleur identification

P.P.: Je m’appelle Panda J. Patience. Je suis congolais, Kinois de naissance, pčre de famille. Pour l’instant j’habite ŕ l’étranger, en Belgique précisément. Je suis le président des fans clubs et des collectifs des fans clubs de Wenge Musica Maison Mčre au niveau de l’Europe. J’ai eu l’idée de créer ces fans clubs pour soutenir Werrason, puisque, dans ma conviction ŕ moi, j’ai toujours été pour les opprimés. J’avais constaté que Werrason était délaissé et opprimé, et c’est pour cela que j’ai entrepris de l’aider en créant des fans clubs qui puissent le soutenir. L’expérience a merveilleusement porté en Belgique et maintenant le męme genre de fans clubs s’étalent partout en Europe.

MMC: Quelles actions concrčtes menez-vous dans le cadre de ces fans clubs ?

P.P.: Les fans clubs sont créés, comme le nom l’indique, pour soutenir et encourager le groupe Wenge Musica. Concrčtement, les fans se mobilisent et essayent toujours de porter aux nues le triomphe de leur idole préférée.

MMC: Dans quelles villes d’Europe ces fans clubs sont-ils basés ?

P.P.: Nous sommes ŕ Bruxelles, mais on trouve aussi des fans clubs partout. Il y en a en France, au Grand Duché de Luxembourg, en Hollande, en Allemagne, ŕ Londres, au Canada, bref partout quoi ! Nous qvons des fans clubs męme au niveau de la Chine.

MMC: Est-ce ŕ dire que c’est grâce ŕ l’action des fans clubs que vous parvenez ŕ rallier l’assistance aux concerts que l’orchestre livre, ou quoi exactement ?

P.P.: C’est-ŕ-dire que le but est de regrouper les fans qui sont éparpillés. Ce ne sont, du reste, pas seulement les fans qui se retrouvent dans les associations qui sont les vrais fans de Werra. Les vrais fans du Roi de la foręt se retrouvent partout. Ce qui étonne dans les catégories de ces fans est qu’on y retrouve des gens de 7 ŕ 77 ans. Werra a de plus jeunes fans de 3 et męme de 2 ans. Il y a aussi des vieux, c’est-ŕ-dire des vieilles personnes de 77 ans, 78 ans et męme plus, qui supportent également Werrason. Ces vénérables personnes ne peuvent pas se retrouver dans les associations appelées fans clubs, mais ils sont fans lŕ oů ils se trouvent. En réalité, le fait que ces associations fans clubs Wenge Musica Maison Mčre soient éparpillées ŕ travers toute la capitale signifie que tout le monde s’y retrouve. Partout ŕ travers le monde, ils se regroupent en cellules. Nous avons un collectif de ces cellules des fans clubs aussi bien ŕ Paris qu’ŕ Bruxelles et ailleurs.

MMC: C’est donc vous Patcho qui présidez ce collectif des fans clubs ?

P.P.:A 80 % des cas c’est moi, effectivement, qui assume cette présidence, mais on délčgue aussi d’autres personnes, parce que je ne peux pas accumuler tous les pouvoirs, sinon on ne s’en sort plus.

MMC: Quelle différence établissez-vous entre le public qui est anonyme et ces fans clubs ?

P.P.: Je considčre et compare cela ŕ ce qui se passe en politique, notamment que les députés représentent le peuple mais ce n’est pas tout le peuple qui se retrouve ŕ l’assemblée nationale. Les élus du peuple représentent et font la volonté du peuple. C’est exactement le cas avec les différents fans clubs Wenge Musica Maison Mčre. Les fans se retrouvent dans et ŕ travers les associations dont nous sommes les organisateurs.

MMC: A un certain moment Werrason avait des problčmes en Europe et on voulait l’expulser. Est-ce aue vous étiez intervenu pour jouer un quelconque rôle pour le soutenir et contribuer ŕ ce que ces problčmes soient résolus ?

P.P.:Oui, il y a eu effectivement un réel problčme. C’était de la diffamation. Les gens se sont arrangés pour faire croire aux autorités belges que Werrason faisait partie d’un réseau des proxénčtes. Le but était de faire discréditer Werra en le présentant comme un chef de bande ŕ la tęte d’un réseau que nous appelons ici phénomčne Ngulu. Heureusement les autorités ont fait leur boulot. Elles ont mené leur enquęte et ont interpellé qui elles pouvaient interpeller. Aprčs avoir été entendu, Werrason était innocenté des malveillantes accusations portées contre lui. Il n’y avait pas de reproches ŕ lui faire. Tous ses musiciens ont été libérés et l’affaire a été classée.

MMC: Dans le cadre des fans clubs, quelle a donc été votre réaction ŕ vous dans cette affaire ?

P.P.: Justement il y a eu un peu partout un tollé de protestation et de soulčvement des fans et du peuple. L’affaire avait pris une autre ampleur, je dirais politique, puisau’ici au niveau de Kinshasa, les fans, comme on le sait, se sont mobilisés et ont manifesté devant l’ambassade belge pour crier : arrętez, nous en avons assez, le roi de la foręt doit ętre libéré. Męme chose en Europe oů on a vu les médias avec grand tapage dans des interviews, et on a eu gain de cause.

MMC: Voici que vous vous trouvez présentement ŕ Kinshasa, alors aue vous ętes basé en Belgique. Y a-t-il une action spécifique que vous comptez mener au pays et qui justifierait votre présence ici ŕ la suite du groupe fraîchement débarqué d’Europe ?

P.P.: Comme vous le savez, Werrason n’est pas seulement musicien, il est aussi responsable d’une fondation qui s’occupe de petits démunis, du petit peuple. C’est la Fondation Werrason qui travaille en partenariat avec une asbl basée en Belgique et qui s’appelle Dounia Action. Comme cette asbl qui travaille en collaboration avec les organisations européennes a le męme objectif que la Fondation Werrason, elle a programmé de coordonner des actions ŕ mener en RDC avec la Fondation. Concrčtement le ministre belge de la Défense, M. André Flahaut, qui vient de vister notre pays s’est impliqué dans la matérialisation du projet concerté entre Douna Action et la Fondation Werrason. L’homme d’Etat belge nous a aidés en mettant ŕ notre disposition deux avions, un C130 Airbus et un autre appareil, pour convoyer des dons que nous avions collectés auprčs des personnes de bonne volonté qui se trouvent en Europe et qui ont bien voulu nous remettre notamment des chaises électriaues pour handicapés, de męme que d’autres lots de matériel médical,etc. L’ensemble de ces dons seront distribués un peu partout ŕ travers toute la république. Pendant son séjour en Rdc, le ministre belge de la Défense a visité l’Ecole de formation des officiers (EFO) de Kananga pendant que nos hommes ŕ nous se sont rendus dans un hôpital pour remettre du matériel médical. Au niveau de la capitale nous nous rendrons ŕ l’hôpital de l’Utexafrica et aux Cliniques universitaires de Kinshasa pour y remettre également du matériel médical.

MMC: Comment évaluez-vous ces dons et équipements ?

P.P. : Vous vous en rendez bien compte : deux avions ! Il s’agit bien de plusieurs tonnes de matériel. Franchement, nous sommes parvenus ŕ un tel résultat grâce ŕ l’efficacité de Dounia Action, association avec laquelle nous sommes en partenariat. Comme Werrason est vraiment populaire surtout dans ses œuvres sociales en faveur des enfants les plus démunis, il était tout ŕ fait bienvenu pour l’asbl Douna Action de collaborer avec la Fondation Werra pour faire parvenir les dons et aides multiformes destinés ŕ la catégorie cible des déshérités visés. Ainsi Werrason assurera ŕ travers ses différents centres la distribution du matériel, toujours en collaboration avec Mme Vicky Ngafani qui est la présidente de Dounia Action.

MMC: Comment vous qui ętes dans les colectifs des fans clubs vous ętes-vous retrouvé dans la Fondation Werrason et quel rôle jouez-vous dans cette derničre ?

P.P.: Oui, je suis dans les fans clubs comme vous le dites, puisque c’est moi qui les ai créés, mais je suis également dans la fondation. Je suis en fait le représentant de la Fondation Werrason au niveau de l’Europe.