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Bonjour | 28/08/2008 5:32 | English Make DC Home page | RSS feed

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Comme si cela ne suffisait pas que les groupes armés se fassent caresser dans le sens des poils, l’Armée nationale congolaise est contrainte de négocier avec les groupes hors-la-loi. La quinzième bri­gade était ainsi amenée à né­gocier avec les hors-la-loi de Pareco, une coalition des Maï-­Maï dirigée par le général Fon­taine Kakule. Une délégation de Pareco conduite par le numéro trois de son groupe, (en­core que Fontaine dans sa peau de chef d’Etat du petit territoire qu’il contrôle a le droit de se faire représenter par “ le géné­ral Willy Musunga Washekulu ”) a pris langue avec les responsables de la 15ème brigade à Kamandi. L’ob­jectif de cette rencontre, récon­cilier l’armée nationale avec des hors-la-loi.

Il nous revient que la pre­mière rencontre entre l’émissaire du Pareco et la 15ème bri­gade intégrée des FARDC a eu lieu lundi dernier à Kanyabayonga. Les casques bleus de la Monuc, encore une fois, ont joué le rôle de témoin de cette incongruité. De la même source, il nous revient que la deuxième rencontre était prévue mardi. Tout le monde la considère comme normale. Ce groupe a affronté les Fardc en­tre juin et avril de cette année, plusieurs mois après la fin de la Conférence de Goma. Ces com­bats avaient entraîné des mou­vements des populations sans oublier des pertes en vies hu­maines. La meilleure façon d’oublier tout cela, c’est cette réconciliation à la sauvette et humiliante.

Le Pareco, comble d’iro­nie a comme revendication, le rétablissement de la confiance comme si le fait d’avoir été pris comme partie à la conférence de Goma ne suffisait pas. C’est pour lui une façon de revendi­quer le droit de continuer à vi­vre hors du circuit de l’autorité de l’Etat. Pire, le délégué de Pareco se permet même des rencontres avec les autorités administratives de cette partie de la Rdc. Il prévoit même de rencontrer des populations. En termes clairs, les responsables de Pareco tout en faisant ce qu’ils font, rencontrent des po­pulations, font des meetings. Pour dire quoi, au profit de qui ?

Cinq chantiers et bruits des bottes

Pressé d’agir dans cette partie de la Rdc, le gouvernement par le ministre du Plan Olivier Kamitatu veut que l’on commence les actions d’ur­gence en dépit des bruits de bottes. C’est ce qu’il a fait sa­voir aux partenaires humanitaires dans cette partie de la Rdc. Avec ces partenaires, ils ont parlé “ des actions prioritaires déjà menées ou qui restent encore à mener, en appui au programme Amani. Pour Oli­vier Kamitatu, l’heure est à la mise en œuvre de principales actions visant la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat dans les deux Kivu ”. Beau rêve. Mais comment ?

Le ministre Olivier Kamitatu décrit ici les princi­paux projets qui seront réalisés dans les 6 mois qui viennent : “ les tronçons qui ont été rete­nus c’est Sake-Masisi dont les travaux commencent déjà maintenant. A partir de la mi-août, va commencer le tronçon Rutshuru Ishasha, fin août le tronçon dans le Sud-Kivu entre Bukavu et Rambo, dans l’Ituri entre Bunia et Boga, mais également Bukavu et Shabunda, en fin Fizi-Minembwe. L’Inops qui est qualifié, qui était choisi, je dirai comme agence d’exécution, a recruté déjà des entreprises.

Mais ça ne s’arrête pas aux tronçons routiers. Il y a également le tribunal de paix de Masisi, 13 postes de police qui vont être très rapidement réhabilités, une vingtaine de bâtiments administratifs, deux tri­bunaux, cela sur ces six axes. Donc il y a là véritablement une volonté d’aller de l’avant. Cela appelle bien entendu que cha­que partie souscrive à la signa­ture des actes d’engagement et ça c’est le plus important ”.

Les actions que compte mener le minis­tre du Plan pourront-elles se faire normalement dans une zone où, visiblement, l’autorité de l’Etat n’existe pas ? Les étrangers dont les Chinois,  pourront-ils se mouvoir dans cette partie du pays ? La persistance de la guerre dans cette partie du pays, n’est-ce pas une façon d’empêcher la réalisation de cinq chantiers afin que demain, l’on dise à l’électorat de cette partie du pays qu’il n’avait pas voté utile ? Ne faut-il pas que le gou­vernement commence par réellement établir l’autorité dé l’Etat ? On ne le dira jamais as­sez, le gouvernement doit ces­ser d’écouter les chants des sirènes dont ceux de la Monuc et de l’Ue.

(Yes)

Joachim Diana/L’Avenir

Last edited: 26/07/2008 15:23:13

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