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C’est en présence des repré­sentants des organisations partenaires au développement que le ministre d’Etat en charge de I’Agri­culture et du Développement Ru­ral de la Rdc a procédé à I’ouverture de cette réunion sur la crise alimentaire. Le démarrage des travaux de la réunion des experts à la concertation ré­gionale de la Communauté économique des Etats de l’Afri­que centrale (CEEAC) a été lancé jeudi 24 juillet 2008, par le ministre d’Etat congolais en charge de l’Agriculture, François-Joseph Nzanga Mobutu. Ces assises connaissent pour cadre  l’hôtel Venus de la commune de Gombe et vont se poursuivre jusqu’au 29 juillet pro­chain.  Elles sont donc en prélude de la réunion extraordinaire des ministres de l’Agriculture, du Commerce et des Finances de la sous-région pour des recommandations pragmatiques et des solutions durables.

C’est en présence des repré­sentants des organisations partenaires au développement que le ministre d’Etat en charge de l’Agri­culture et du Développement Ru­ral de la République Démocratique du Congo a procédé à l’ouverture de cette réunion sur la crise alimentaire.

Comme d’aucuns le savent très bien, c’est une session de travail, ini­tiée par le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, lequel se trouve également être le président en exercice de la Ceeac.

A en croire Nzanga Mobutu, les objectifs sectoriels et immédiats de ces assises visent notamment à analyser des causes liées à la crise alimentaire de manière à en  mesurer l’impact ainsi que leurs effets sur les économies nationa­les et régionales. Cela, pour définir les ac­tions immédiates à court terme et les politiques d’investissement à moyen et long termes.

Toujours selon ce Premier ministre ad intérim, de ces assisses découle­ront des proposi­tions importantes en vue de ga­rantir la sécurité alimentaire. No­tamment, la projection de l’offre et de la demande des produits ali­mentaires dans l’espace Ceeac, la mise en place des politiques opportunes pour réduire la dépen­dance vis-à-vis des importations des produits alimentaires.

Sont également attendues de cette concertation régionale des ex­perts, des mesures immédiates en faveur d’une politique commune en matière agricole qui permettra, aux pays membres de la sous région, en parti­culier, et ceux de l’Afrique entière, en général, de combattre la crise alimentaire.

Il sied de préciser ici que le rapport des tra­vaux des experts sera soumis au Conseil des Ministres prévu lundi et mardi 28 et 29 juillet 2008 au Grand Hôtel Kinshasa.

Le ministre d’Etat a, en outre, précisé que cette politique commune en matière agricole pré­conise, notamment, le relèvement du niveau de vie des populations rurales, en particulier, par l’augmentation des revenus. Cela, grâce à l’accroissement de la pro­duction agricole, forestière et de pêche, ainsi qu’à la création d’em­ploi. Dans ce même contexte, il est recommandé la satisfaction des besoins alimentaires des po­pulations et le renforcement de la sécurité alimentaire, notamment par l’amélioration quantitative et qualitative de la production vivrière et la définition d’une politique d’échanges et de réserves alimen­taires. Tout cela, sans oublier l’amélio­ration des conditions de vie et de travail en milieu rural, la valorisa­tion sur place des productions agricoles, par la transformation des produits végétaux et animaux ainsi que le développement de la capacité des populations à assu­rer leur propre développement, notamment par une plus grande maîtrise de leur environnement technique et économique.

 Somme toute, en vue d’atteindre les objectifs sus visés, les pays membres de la communauté sont appelés à la production, à l’approvision­nement et à la distribution des fac­teurs de production agricole (se­mences, vaccins, résultats de re­cherche agronomique et zootechnique, les échanges d’information, etc.), sans nul doute, comme le fait déjà Nzanga Mobutu en Rdc. Cela, en vue d’assurer une intervention rapide, au se­cours d’un pays membre en diffi­culté. Il est prescrit la promotion de la libre circulation des produits agricoles entre les pays membres de la communauté et la création des réserves alimentaires.

Quant à ce qui l’a concerné, le secrétaire général de la Ceeac, Louis Sylvain-Goma, s’est dit satisfait des conditions mi­ses à leur disposition. Il a laissé entendre que cette con­certation régionale est d’une importance capitale dans la mesure où elle permet de réaliser la complexité et le caractère multisectoriel de la crise alimentaire et l’urgence du sursaut collectif.

Ainsi pour plon­ger les participants dans ce con­texte actuel de la crise alimen­taire, un dossier de travail a été remis aux experts. Constitué par le Secrétariat général et enrichi par les contributions de la repré­sentation régionale de la Fao pour l’Afrique Centrale, du Bureau sous-régional pour l’Afrique Cen­trale de la Commission Economi­que des Nations Unies pour l’Afri­que et des ministères de l’Agricul­ture et du Développement rural ainsi que de l’Economie et du Commerce Extérieur du Gouver­nement de la République Démo­cratique du Congo.

Notons que dix pays membres prennent part à cette concertation régionale parmi lesquels l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Ré­publique centrafricaine, le Gabon,  la République du Congo, la Guinée Equatoriale, la Répu­blique de Sao Tome et Principe, le Tchad et  la RD Congo.  

 Comme l’on peut tout simplement s’en rendre compte, les experts de la Ceeac qui passent au peigne fin les difficultés qui rongent la sous région en matière alimentaire ont, durant ces deux journées, à réfléchir en vue d’émet­tre de fructueuses et pertinentes contributions. Tel est le souhait ardent du président en exercice de la Ceeac, Joseph Kabila Kabange, ainsi que de tous les chefs d’Etat des pays membres.

Un fonds de 150 millions USD disponible à la BM pour la sécurité alimentaire de la RDC

Pour soutenir le secteur de l’agriculture en République démocratique du Congo, la Banque mondiale apporte une con­tribution d’environ 150 millions des dollars américains pour une période de 12 mois.

L’annonce a été faite, le jeudi 24 juillet 2008 par la Directrice de la Banque mondiale, Mme Ngozi Okonjo-Iweala, à l’issue d’une audience chez le ministre d’Etat à l’Agriculture et Développement rural, Mobutu Nzanga.

"On va étudier le dossier pour voir concrètement comment affecter Cet appui", a indiqué Mme Okonjo-Iweala. "Nous allons Soutenir non seulement la production agricole, mais aussi les infrastructures qui sont indispensables dans l’évacuation des produits vivriers", a-t-elle ajouté.

Cette aide de la Banque mondiale intervient juste à quel­ques jours de l’annonce d’une somme de 1,8 milliard USD de la FAO en faveur de la RDC.

C’est grâce à la politique de la sécurité mise en place par le mi­nistre d’Etat Mobutu Nzanga que les partenaires privilégiés renforcent leur soutien au secteur agricole congolais. Nous y reviendrons.

Célestin Lutete/MMC

Last edited: 25/07/2008 15:55:41

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