Auparavant, la famille de la défunte a déposé une plainte auprès de l’auditorat militaire, pour coups et blessures qui ont entraîné la mort de Bibiche. Agée de 24 ans, elle a laissé un enfant de 3 ans.
Ce fait divers met en émoi en même temps qu’il révolte tous les habitants de la commune de Lingwala. Pour des futilités, des éléments de la Police nationale donnent “ gratuitement ” la mort a une jeune flue âgée de 24 ans. Dans quelles circonstances ? Suivez ci-dessous la narration des faits telle que rendue par sa tante.
Samedi 27 septembre 2008 à 9 heures du matin. Des éléments de la Police nationale font leur patrouille d’urne dans la commune de Lingwala. Ils appréhendent un jeune gars qu’ils assimilent à un “ pomba ” ou “ kuluna ”, c’est-à-dire des jeunes gens qui font la pagaille et le désordre. Rien que par le fait qu’il avait des biceps assez prononcés.
Les ayant aperçus, certains jeunes ont fui en se réfugiant dans la parcelle sise rue Pania-Mutombo n° 249. Pour les patrouilleurs, c’est une attitude suspecte qui nécessitait leur arrestation.
Sur ces entrefaites, Mlle Bibiche Botembo âgée de 24 ans revenait du marché. Informée de ce qui se passait, elle s’est mise à reprocher les éléments de la police de n’arrêter souvent que des innocents alors que les vrais coupables courent toujours la rue.
Blessés par ces reproches, les éléments de la police arrêtent la jeune fille, ils emmènent le jeune gars et la jeune flue au Camp Lufungula. A en croire la tante de Bibiche, les deux ont été copieusement battus à telle enseigne que Bibiche sera hospitalisée à l’hôpital de la police qui se trouve dans la même enceinte du Camp.
Lufungula. Mais, son état va s’empirer et elle sera acheminée à l’hôpital général de Kinshasa. Et en dépit des soins intensifs qu’elle a subis dans cette formation médicale, elle rendra l’âme le jeudi 2 octobre 2008.
Auparavant, la famille de la défunte a déposé une plainte auprès de l’Auditorat militaire pour coups et blessures qui ont entraîné mort de personne.
Scandalisée, toute la population de Lingwala est en émoi et attristée pour la mort tout a fait “ gratuite ” de cette jeune fille, mère d’un enfant de trois ans. Elle pense que cette mort pouvait être évitée si les geôliers de Bibiche pouvaient se montrer moins rudes à son égard.
L’affaire prend maintenant une tournure judiciaire. Si l’agent de police à le droit de maintenir l’ordre public par des moyens coercitifs, il n’a pas le droit cependant de faire subir des sévices corporels aux citoyens pour que mort s’ensuive. Les auteurs n’auront qu’à se justifier devant la justice.
(GM/Milor/GM/Yes)D.L./L’Avenir
Last edited: 09/10/2008 17:49:53