L’élément principal à la base de la flambée des prix, c’est l’absence de la production. Il faudra que l’Etat congolais appuie le secteur informel en vue de facilité la production, la décharge de certaines taxes qui sont exorbitantes, que le petit commerce revienne exclusivement aux nationaux.
Tant que la production des vivres sera inférieure à la demande, les prix seront constamment instables, explique M. André Liobo, chef de bureau à la direction scientifique et technique de l’Institut national de la statistique, indiquant que les Kinois, qui vivent de l’informel depuis plusieurs années, achètent plus qu’ils ne produisent.
“ L’élément principal à la base de la flambée des prix, c’est l’absence de la production. Il faudra que l’Etat congolais appuie le secteur informel en vue de faciliter la production, le décharge de certaines taxes - qui sont exorbitantes – fasse que le petit commerce revienne exclusivement aux nationaux ”, propose-t-il.
Interrogés, des marchands se défendent d’être à la base de la hausse constante des prix des produits vivriers tels que le maïs, le manioc et les légumes. Ils la mettent plutôt sur le compte d’“ une multitude de taxes au départ comme à l’arrivée des vivres dans les parkings ”.
L’etat, “ seul responsable ”
Un commerçant de maïs, qui exploite la ligne Bandundu-Kinshasa, accuse l’Etat congolais d’être le “ seul responsable de la hausse des prix et de la misère de la population ”.
“ Au parking, avant de décharger, nous payons plusieurs taxes : l’agriculture, le tourisme, la contribution, l’ANR, la police à l’arrivée, la circulation routière sur tout le trajet, etc. Tous ces services nous soutirent de l’argent qui constitue pour nous un manque à gagner. A la vente, nous revoyons nos calculs pour tirer des bénéfices. C’est la loi du commerce. Si les taxes sont réduites, les prix seront accessibles à toutes les bourses”, précise-t-il.
(
GM/Milor/GM/Yes)Le Potentiel
Last edited: 10/10/2008 17:33:06