Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/03/2010 23:55 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
C’est généralement dans les anciennes communes notamment celles de Kinshasa, Lingwala et Barumbu que des annexes à pièce unique ou, par la force des choses, à deux pièces, se multiplient pour accueillir de nouveaux locataires.

Dans la plupart des quartiers de la ville de Kinshasa, des chefs de localités ne se préoccupent guère de la très forte concentration des foyers rencontrés dans des parcelles dites résidentielles en location.

En effet, des bailleurs (voire des bailleresses) souvent avides de grosses sommes dues au loyer, le manquent plus d’imagination. Après s’être assuré par la hausse exagérée de la garantie locative, les propriétaires qui mettent leurs maisons en location ont encore eu l’ingéniosité de multiplier des annexes.

Devenu en vogue depuis d’une décennie dans la capitale, ce phénomène consacre un nouveau mode d’occupation des parcelles qui de plus, sont encombrées de constructions annexes aux conséquences incalculables.

C’est généralement dans les anciennes communes notamment celles de Kinshasa, Lingwala et Barumbu que des annexes à pièce unique ou, par la force des choses, à deux pièces, se multiplient pour accueillir de nouveaux locataires. L’on y construit les innombrables taudis faits de murs en tôles et d’autres infrastructures d’une vieille génération. L’essentiel est donné.


Le logement est prêt pour générer  des recettes mensuelles en termes de baux loyer. La nouvelle banque d’une pièce est proposée pour 60 dollar par mois sous une garantie locative de 600 verse en de l’américaine.

Au delà des travaux d’assainissement, qui n’est qu’un aspect parmi tant d’autres de ce qu’implique la gestion rationnelle d’un quartier, il convient de rappeler que la ville à la particularité d’être un concentré des défis auxquels toute société moderne est aujourd’hui confrontée. Qu’il s’agisse de la création des richesses, de l’organisation des transports, du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la culture, de l’offre de formation, de la lutte contre la pollution, de la qualité de l’habitat, de la prostitution et ses conséquences sur les MST, toutes ses problématiques sont inhérentes à la vie urbaine. Ainsi, ces familles qui se comptent par milliers, sont confrontées à un double casse-tête.

Celui consistant à honorer mensuellement le loyer, d’une part et, à l’entretient régulier des installations hygiéniques. Pour certains, ils n’ont plus qu’une solution : le recyclage des trous vieux de plusieurs années. Il faut donc contribuer pour vider des chiottes. Les plus riches confient ce boulot à des pauvres qui travaillent dans des conditions infectes. Celles qui ne peuvent pas payer sont obligées de mettre la main à la pâte. Le résultat, c’est un état de lieux piteux sur la disgrâce des quartiers concernés, avec des citoyens livrés à eux-mêmes pour débarrasser de leurs déjections.

Ce n’est pas tout. Une fois la fosse vidangée, on n’est pas sorti de l’ornière pour autant. Que faire de ces mètres cubes de purée nauséabonde tirée du vieux trou ? Inutile de chercher loin. Personne ici n’a jamais entendu parler, ni vu à quoi ressemble une station d’épuration. Personne non plus n’a l’habitude de faire chier avec la réglementation. L’espace public, qui par définition, appartient à tout le monde, donc la personne, offre aux habitants emmerdés - c’est le cas du dire - une porte de sortie inespérée. Tous ces effluents sont tout simplement balancés dans les rivières ou dans la rue d’où ils sont emportés par les eaux de pluie.

Après la pluie, tout parait propre. En apparence. Seulement car rien ne se perd vraiment. Les germes pathogènes ne disparaissent pas comme par enchantement. Ils sont en suspension partout. Les maladies contagieuses et les risques d’épidémies aussi. Contamination des eaux de surface, des eaux de ruissellement et de la nappe phréatique garantie.

Les habitants des quartiers périphériques du centre-ville vivent dans un véritable bouillon de culture. C’est ce que les scientifiques appellent le péril fécal, une catastrophe sanitaire qui menace une ville de près de neuf millions d’âmes, mais qui n’a jamais ému grand monde au niveau de l’autorité urbaine surtout pas les ministres de la santé successifs.

Le Palmarès


(Milor/GM/PKF)



Last edited: 27/01/2010 10:06:05

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.