Le dossier du leader du MLC J. Bemba devant la CPI ne finit pas de rebondir en péripéties le réchauffant continuellement, comme l’actuelle nouvelle épisode de démenti de l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé qui clame n’avoir jamais demandé de liberté provisoire pour son ancien allié malmené à ce jour par la justice internationale
Un coup de téléphone, puis un message électronique par E-mail. Un porte-parole de l’ancien président centrafricain Félix Patassé a adressé le présent message au journal L’Avenir qui avait publié le week-end l’article repris par Digitalcongo.net sur une demande de liberté provisoire qu’aurait exprimé M. Patassé en faveur de Jean-Pierre Bemba emprisonné à la CPI. La rédaction du journal L’Avenir écrit à ce propos que sincèrement, elle n’a pas compris pour quelle raison l’homme a tenu à faire un démenti qui ne dément rien, tout en indiquant reconnaître que Patassé avait effectivement accordé une interview à Afrique 24.
Répondant effectivement à une question du journaliste d’Afrique 24, M. Patassé a émis le souhait de voir JP Bemba bénéficier d’une liberté provisoire. De quoi estimer que ce n’est pas d’une liberté provisoire dont JP Bemba avait besoin, mais d’un acquittement. Cela passe par Bangui. Il suffira que Patassé confirme, preuves à l’appui, que JP Bemba n’y est pour rien. C’est ce que les avocats de Bemba disent. Pour eux les troupes du Mlc étaient commandées à partir de Bangui. Par qui ? C’est ce qu’on attendait de Patassé. Le reste n’est que la distraction. Ce qui est dit dans ce droit de réponse sous forme de communiqué de presse est une malheureuse digression. Et voici ledit communiqué.
Communiqué de presse n° 93/AFP/PP/10
La diffusion par la Chaîne Panafricaine Africa 24 d’une interview avec l’ancien Président Patassé a donné lieu a des propos inacceptables dans les colonnes de certains médias, usant et abusant de leur fameuse autorité de quatrième pouvoir. Ces attaques en règle de deux quotidiens du Congo Démocratique: « Prospérité » et « L’Avenir quotidien » sont très regrettables et sont de nature à jeter du discrédit à l’image de l’immense majorité des hommes et des femmes qui se battent au jour le jour en Afrique pour informer l’opinion.
Ces quotidiens affirment urbi et orbi que le (ancien) président Patassé aurait « sollicité du Procureur de la Cour Pénale Internationale une liberté conditionnelle au bénéfice de Jean-Pierre Bemba » en date du O3février 2010. Face à cette opération de désinformation, nous élevons une vive protestation et disons avec fermeté que ces interprétations tendancieuses n’engagent que leurs auteurs.
En réponse à une question à Monsieur Hot d’Africa 24, sur l’affaire Bemba, le président PATASSE a donné un avis précis sur les deux décisions de la CPI, relatives à la liberté conditionnelle, celle du 14 Août et 02 décembre 2009.
En effet, la Chambre préliminaire II avait décidé de faire droit le 14 Août 2009 à une demande de libération conditionnelle, et a invité les Etats sur le territoire desquels Jean-Pierre Bemba a souhaité être libéré à faire leurs observations. Ensuite la Chambre d’Appel le 02 décembre 2009, faute d’un pays susceptible d’accueillir Jean-Pierre Bemba, a indiqué que la décision de mise en liberté sous condition serait sans effet.
En tant que démocrate, le Président PATASSE, eu égard aux arguments énoncés par la Chambre préliminaire II et sur un plan humain tenant compte de la période des fêtes de Noël 2009 et du Nouvel An 2010, a estimé qu’il serait souhaitable pendant cette période que Jean-Pierre Bemba puisse bénéficier de cette mesure légale en attendant son procès comme indiqué dans la décision.
Il ne s’agit ici ni plus ni moins d’une demande personnelle du président Patassé. Quoi de plus normal pour un Homme d’Etat de la carrure du président Patassé d’émettre un vœu à caractère humanitaire pour un être humain fusse-t-il poursuivi par la justice ? Cette forme de propension de nature belliqueuse ne ressemble pas au Président Patassé qui doit donner l’exemple, dans une Afrique en proie à des crises multiformes et qui tente malgré tout de trouver de ressources nécessaires pour l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit.
Pour information aux auteurs de ces mensonges. faut-il encore rappeler que le président Patassé avait mis à disposition de très hauts cadres centrafricains pendant les travaux préparatoires pour l’élaboration des statuts du Traité de Rome mais aussi et surtout sous sa présidence, il a fait de la RCA l’un des premiers pays ayant ratifié le dit Traité. Par conséquent le président Patassé ayant ardemment œuvré pour la naissance de cette juridiction internationale, elle ne pouvait lui être étrangère. Fait à Bangui le 05 février 2010. Guy-Simplice KODEGUE, Porte-parole de l’ancien Président ANGE FELIX PA TASSE, 0033617930449, 0033617930449, 0023675216695, 0023675216695
L’Avenir
(DN/Ern./Yes)
Last edited: 08/02/2010 16:08:39