Le peuple congolais le lui reste le choix suicidaire de continuer le recrutement des mercenaires pour faire la guerre. Mais il trouvera l'armée nationale et sur son chemin.

Personne ne peut dire avec exactitude d'où était venue la mouche qui avait piqué Moïse Katumbi pour quitter ses fonctions de gouverneur et sa position au sein du Pprd. Il voulait faire du chantage, il a secoué le cocotier. Apparemment, Moïse Katumbi, en dépit de quelques sorties sous forme de chantage, n'était pas très préparé.

Ce n'est pas un animal politique. La preuve, c'est qu'il est allé se greffer au G7, lui-même, lui-même un coquille vide, né sans préparation, sans programme à long terme.

Car, il avait fallu que le bureau politique de la Mp décide de l'exclusion de sept chefs des partis politiques qui voulaient se donner un rôle, loin d'être le leur au sein de ce clan politique, pour que l'on parle du troisième mandat. Tombé de nulle part. Le G7 en a fait son arme de prédilection contre Joseph Kabila. A la fin, ce ne sera qu'un pétard mouillé. Car, mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.

L'ancien gouverneur du Katanga, après avoir compris qu'il ne sera pas le dauphin qu'il attendait, il a eu pour stratégie, tissée à la hâte, la déclaration de sa candidature à la présidence de la République.

Pour faire crédible, il s'est dit opposé au troisième mandat du Chef de l'Etat sans dire qui voulait ce mandat et comment. Car tout le monde est d'avis que Joseph Kabila n'avait jamais donné le moindre signe de briguer un troisième mandat. Bien au contraire, les preuves de sa résistance à toute possibilité de révision de la Constitution en vue d'un troisième mandat, abondent.

Même à l'opposition, on le savait. Mais, la seule façon d'émouvoir certaines chancelleries occidentales, leur donner l'occasion de s'ingérer dans les affaires internes congolaises, c'était d'inscrire Joseph Kabila dans le palmarès des présidents africains qui résisteraient à l'alternance.

Pendant ce temps, Moïse Katumbi a su se faire des alliés en Occident. Les observateurs avertis, ne se trompent pas en disant que l'ancien gouverneur du Katanga s'était donné à un véritable marchandage; Une vraie vente aux enchères de la Rdc.

Le confrère américain, « NewYorkTime » a même qualifié Moïse Katumbi de « diable capable de vendre le Congo et les Congolais ». L'article a fait le tour des réseaux sociaux. Katumbi n'y a jamais répliqué. Comment le pourrait-il!

Dieu aime le Congo 

Il était donc impossible que Dieu abandonne le Congo et les Congolais entre les mains du « diable ». Pendant que tout le monde pensait que le procès pour stellionat suffirait pour mettre hors d'état de nuire celui qui voulait faire main basse sur le Congo au profit des acheteurs occidentaux ; les katumbites ont tout minimisé.

La juge qui avait condamné l'ancien gouverneur du Katanga quitte le pays et se retrouve en Occident soignée aux petits-œufs. Pour discréditer le procès et le verdict rendu contre

lui, la juge multiplie les déclarations selon lesquelles elle aurait prononcé son jugement sous pression. Les médias occidentaux se font des choux gras avec cette chronique pour étayer la thèse d'un procès politique.

Alors qu'il était dit haut et fort que le dossier était vide, le registre du greffe voit disparaître comme par enchantement les pages en rapport avec le dossier Katumbi. Personne dans les milieux diplomatiques ou médiatiques occidentaux ne s'indigne de ces manœuvres pour échapper à la justice. Beaucoup se sont convaincus et ont convaincu, que le dossier judiciaire auquel Katumbi devrait faire face n'en valait pas la peine.

Sur base de tout cela, les Evêques catholiques ont ouvert une brèche dans laquelle les katumbistes se sont engouffrés allègrement. L'accord de la Saint Sylvestre recommande l'arrêt des poursuites contre Katumbi comme une des mesures de décrispation.

Il se posait une question de moral et de justice. Comment arrêter les poursuites pendant le plaignant, une tierce personne, n'a pas retiré sa plainte? Même si les Evêques qui étaient chargés de convaincre la famille Stoupis de trouver avec Katumbi, un arrangement à l'amiable, n'ont jamais rendu compte des résultats de la rencontre qui avait effectivement eu lieu, on sait que la famille Stoupis avait dit niet. Sauf si Katumbi payait pour tout le temps de la jouissance de l'immeuble querellé.

Selon certaines indiscrétions, le retrait de la plainte par la famille Stoupis était la dernière carte qu'attendait battre l'ancien gouverneur du Katanga. Lorsqu'il annonçait son retour imminent, il comptait sur cette stratégie de payer les Stoupis en dernière minute. Malheureusement, Katumbi n'a pas que le dossier Stoupis. Il doit faire face à de vraies plaies d'Egypte.

Dossier de la nationalité 

Depuis que ce dossier a été porté à la place publique par Jeune Afrique, à la Cenco on est aphone. Les Evêques ont raison de se taire parce que ce nouveau dossier n'entre pas dans le cadre des dossiers expressément recommandés au dialogue. La double nationalité constatée après le dialogue n'est pas concernée par les mesures de décrispation.

Sauf si on doit déchiré le code pénal et fermer les tribunaux. Moïse Katumbi doit revoir ses calculs. De moins en moins arrogant, il ne sait plus quoi inventer pour créer la surprise de dernière minute pour un retour à la Zorro.

Il s'est précipité à annoncer avoir renoncé à la nationalité italienne. A moins que dans le cadre des mesures de décrispation on ait ab annulé la procédure pour recouvrer la nationalité congolaise, on n'a aucune trace de sa déclaration dans' ce sens. A moins qu'il l'ait faite devant la justice belge ou américaine. Quand bien même il pouvait démontrer avoir fait telle déclaration, il devra répondre des actes posés pendant qu'il était Italien.

Il a fraudé le passeport congolais et participé aux élections congolaises. Comment va-t-il s'en tirer? Comme si Moïse Katumbi n'était pas suffisamment effondré sous le poids des dossiers judiciaires, celui en rapport avec; le recrutement des mercenaires est revenu à la surface. Ceux qui croyaient qu'un aussi grave dossier pouvait être abandonné sans explication, ceux qui ne rataient aucune occasion d'ironiser sur ce dossier, sont servis.

Les avocats de Katumbi, pour ne pas baisser les bras sont dans l'agitation politique. Ils veulent que le dossier de renversement d'un régime soit jugé au tribunal de paix. Pour maître Mukendi, avocat de Katumbi, l'inconvénient de voir son client être jugé à la Cour suprême, c'est l'impossibilité d'aller en appel. Il oublie l'inconvénient d'être jugé au tribunal de paix avec juge unique que l'on peut mettre dans un avion pour l'Europe afin de lui faire faire des déclarations dans le sens de dénoncer le jugement

rendu par lui-même. Pourquoi ne pas dire que Katumbi n'a plus d'issue.

Il lui reste sans doute de dé dépoussiérer son dossier de recrutement des mercenaires. Encore une fois, il trouvera les institutions de la République en face de lui.

SGS/La Colombe 


(CL/Rei/Yes)