Le tarif est de 200Fc pour des passagers transportés soit, à dos d’homme soit, par charriot. Par contre, ceux qui mettent des boots en location, exigent 100Fc à leurs clients potentiels. Une pratique inhabituelle, mais observée depuis peu sur l’avenue de l’université. Précisément sur son tronçon compris entre l’avenue Kapela et le Rond-Point Ngaba.

Si au départ du boulevard Lumumba jusque Kapela, l’avenue de l’Université est devenue praticable après les travaux, la même artère offre cependant, le décor d’une artère hors d’usage. Principalement sur sa partie comprise entre Kapela et le Rond-Point Ngaba.

Sur ce tronçon, le bitume a disparu depuis belle lurette au profit des trous spacieux. Moralité, les conducteurs n’y roulent ni à gauche ni à droite ni au milieu de la voie. Bien au contraire. Ils roulent partout. Mais tout en prenant le soin de choisir les trous moins profonds que d’autres.

Question d’éviter une panne mécanique surprise dans un nid de poule mal négocié.

L’acrobatie des automobilistes empruntant l’avenue de l’Université devient davantage difficile après qu’une giboulée s’est abattue sur la ville de Kinshasa. Car, tous les trous se trouvent engloutis sous les eaux.

Ce qui ne permet pas au transporteur en commun de desservir cette ligne. Bien prudents, de nombreux transporteurs en commun changent carrément de destination. Conséquence : le transport en commun à destination du Rond-Point Ngaba, devient un véritable casse-tête au départ de Kapela. C’est donc cette triste réalité qu’affrontent au quotidien, les usagers de cette route, l’une de principales artères de la mégalopole rd congolaise. C’est donc ce mauvais état de la route qui explique ce phénomène insolite du transport en commun à dos d’homme et par charriot.

« Au regard de la quantité de la boue qui couvre l’avenue de l’université à plusieurs endroits, nous préférons le service de ces jeunes gens aux taxis motos. Non seulement parce qu’on paye moins cher, mais aussi et surtout à cause de la certitude de traverser la marre sans la moindre crainte de se faire salir. Car, même des passagers à bord de rares taxis qui affrontent la rude épreuve de rouler sur cette route, ne sont pas non plus à l’abri de la saleté », déclare à Forum des As, un passant ayant requis l’anonymat.

Jehynne Fwamba/Forum des as


(ROL/PKF)