Georges Kapiamba. Aussi loin que l’on peut remonter dans l’actualité sociopolitique et économique nationale, il est impossible de tracer ce nom à partir de 2015 jusqu’un peu plus loin en remontant le temps. Le seul souvenir retenu de lui, c’est celui d’un avocat qui roulait sa modeste bosse dans les prétoires de l’ancien Katanga avec quelques incursions dans d’autres provinces comme à Kinshasa. Ancien du Rassop dont il ne sut jamais produire un règlement intérieur, l’homme s’avère être plutôt un « katumbiste de la société civile ».

L’homme a, cependant, connu une telle visibilité médiatique que l’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur qui il est, ce qu’il fait et ce qui justifie sa présence dans les cénacles politiques congolais. Tout internaute qui surfe sur le Net aura du mal à tracer les coordonnées de son Ong ACAJ (Association congolaise pour l’accès à la Justice). Même l’existence de celle-ci ne va pas plus loin que 2015-2016 pour situer l’époque de révélation de cet organisation.

Les internautes sont, pour leur part, chagriné de ne pouvoir trouver la moindre trace de cette Ong qui n’a ni site Internet ni le moindre compte sur les réseaux sociaux pour assurer sa communication. Plus encore, pendant tout ce temps où Kapiamba écume les médias avec ses déclarations, personne n’a souvenance d’avoir entendu, une seule fois, une déclaration d’un membre de l’ACAJ autre que Georges Kapiamba.

La raison en est simple. D’abord, si l’ACAJ a bel et bien une existence légale, il faut bien situer son existence sociologique sur terrain, en mettant de côté ses pérégrinations médiatiques.

Au fait, les médias ont découvert Georges Kapiamba et son ACAJ autour de Moïse Katumbi lorsque celui-ci décide de prendre ses libertés vis-à-vis de la majorité dont il est membre. Pendant l’époque des « trois penalties », Kapiamba et l’ACAJ tissent leur toile autour de Moïse Katumbi qui, pendant ce temps, recrute dans les rangs de l’opposition congolaise de Kinshasa pour se constituer une structure sociologique. Mais bien avant ça, Kapiamba est vu dans un certain nombre de messes noires où il compose avec des opposants, lorgnant de ce fait un siège au Parlement.

En effet, Georges Kapiamba fut, s’il faut le dire ainsi, la révélation de Genval, en Belgique, où il se retrouva au milieu de plusieurs membres d’organisations de la société civile dont certains ont pignon sur rue, tandis que d’autres, comme l’ACAJ, étaient comme le fruit d’une génération spontanée. C’est à lui, se souviennent les observateurs, que fut confiée la responsabilité de produire des statuts et règlement intérieur de cette plate-forme. Mais jusqu’à la mort d’Etienne Tshisekedi, le « Rassop » n’eut point d’existence légale. A la place, cette plate-forme fonctionna sous le label des partis membres comme le Fonus qui fut le premier parti à écrire au Gouverneur de la ville pour le meeting que feu Tshisekedi tint sur le boulevard Triomphal.

Ce rappel historique n’est pas fortuit. En fait, Georges Kapiamba intrigue bien d’observateurs qui cherchent à comprendre son véritable rôle sur l’échiquier politique national puisqu’il est introuvable dans les rangs de la société civile, la vraie. Pour l‘heure, tout ce que l’on retient de son profil, c’est celui du chantre de son ex-Gouverneur du Katanga où lui, Kapiamba, évolua au milieu des crimes que commettait Katumbi (voir les lettres de Jean-Claude Muyambo) sans qu’il ne lève un seul doigt.

Au contraire, c’est sous ses yeux que Katumbi s’escrime avec le droit qu’il agresse à tout bout de champ pour finir par jouer aux martyrs. En effet, à deux reprises, l’ex-Gouv’ du Katamba a initié deux plates-formes politiques (Ensemble et le Rassop) en violation des lois et règlements congolais. Des structures créées en dehors du territoire national contrairement à la loi portant organisation et fonctionnement des partis et regroupements politiques en RDC. Pendant ce temps, lui-même Katulmbi a vécu en RDC et assumé des fonctions publiques alors qu’il avait acquis la nationalité congolaise.

Congo Virtuel 


(CL/GW/Yes)