Cette décision assomme Kokonyangi qui, perdu, voit son avenir sombre à l’approche du lancement des opérations de dépôt de candidature. A quelques jours des élections prévues le 23 décembre 2018 par la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, sa candidature est compromise en ce moment où presque tous les regroupements politiques de la Majorité et de l’Opposition ont déjà établi leurs listes des candidats.

«Kokonyangi ne peut pas être supérieur de notre autorité morale, Modeste Bahati, comme il a évoqué lors d’une sortie médiatique mardi 12 juin», ont réagi certains cadres de l’AFDC. Et de poursuivre: «Kokonyangi est fabriqué de toutes pièces. C’est le camarade Modeste Bahati qui l’a proposé à la Majorité présidentielle comme secrétaire général et président du groupe parlementaire AFDC et Alliés».

De leur avis, Kokonyangi a agi par ingratitude et a craché sur la main qui l’a nourri. «S’il pense qu’il ne peut servir deux maîtres, seulement le Chef de l’Etat, il doit aller le faire ailleurs ou créer son propre parti politique.

Selon notre confrère AfricaNews d’où est tiré cette information, le Président de la République, lui-même, ne tolère pas les semeurs de troubles ni les instables, ni encore les opportunistes de mauvais goût», ont précisé ces cadres.

Voyant le mal de loin, Modeste Bahati avait déjà pris soin de solliciter auprès du Président de la République le retrait pur et simple de Kokonyangi du gouvernement auquel il est membre au nom de l’AFDC.

Pour rappel, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), dit avoir constaté l’auto-exclusion de Joseph Kokonyangi, troisième vice-président du parti dirigé par le ministre du plan, Modeste Bahati Lukwebo. Une décision liée notamment aux absences prolongées et non justifiées de l’intéressé. le ministre de l’urbanisme et habitat rejette la décision.

Dans une correspondance datée du 6 juin adressée au vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité, l’initiateur de l’AFDC reproche entre autres à Joseph Kokonyangi, actuel ministre de l’Urbanisme et Habitant, l’absence prolongée aux activités du parti malgré son rang préférant se pointer dans les activités des autres partis et regroupements politiques, la démobilisation des militants et cadres de l’AFDC, le défaut de cotisations.

“Le refus catégorique de répondre à l’invitation lui lancée par moi-même en date du 12 mars en mes qualités de président élu, initiateur et autorité morale du parti en vue de me fournir les éléments le désintéressement accru aux activités du parti”, ajoute Bahati Lukwebo.

Lukwebo affirme également que Kokonyangi n’est pas en ordre de cotisation et a refusé de répondre en date du 12 mars à l’invitation de l’autorité morale comme pour justifier son désintéressement. De ce fait, il ne peut plus engager le parti selon le document.

Modeste Bahati annonce un retrait à titre conservatoire de ses fonctions, ce en attendant la décision finale de l’organe disciplinaire, le Collège de Fondateurs qui doit se réunir. Pendant ce temps, Joseph Kokonyangi ne peut engager l’AFDC, dit la correspondance.

Créé en 2010, l’AFDC est l’un de parti phare de la Majorité Présidentielle. Le parti compte une vingtaine de députés à l’Assemblée Nationale.

Célestin Lutete/MMC 


(CL/Yes)