Par les temps qui courent, il ne fait pas bon d'être mandataire dans les entreprises publiques transformées en sociétés commerciales, établissements publics et autres services publics.

Les échos qui nous parviennent de ces unités de production du portefeuille de l'Etat, ne sont guère reluisants en ce qu'ils font état des tentatives éhontées de certains décideurs, élus du peuple, membres de diverses institutions de la République sans omettre les parrains tapis clans l'ombre, à faire main basse sur ces sociétés d'Etat.

Les échéances électorales approchent à grande vitesse. Les besoins en fonds consistants vont crescendo et la corruption et l'impunité systématisées aidant, les opérations illicites s'effectuent à grande échelle vu que, toute honte bue, tout le monde va à la mangeoire.

Un terme du reste galvaudé. 
 

Ceci n'est un secret pour personne, il s'agit d'actes de vol, de pillage, de détournement des deniers de la République en toute quiétude dont l' amplitude a occasionné la mise en place d'un conseiller spécial du chef de l'Etat en matière de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Mandataires publics pressés comme des citrons entre le marteau et l'enclume 

Les mandataires publics pressés comme des citrons se trouvent confinés entre le marteau et l'enclume. Les critères de performances de ces dirigeants ne s'apprécient pas en termes de management crédible avec à la clé des résultats probants sur la production, la rentabilité, ou l'accroissement du chiffre d'affaires.

Les mandataires publics sont plutôt évalués en, fonction des prébendes et de la consistance des enveloppes distribués aux partis politiques, aux tuteurs de tous bords, parlementaires, ministres, autorités morales, parrains, maitres-chanteurs, etc. Un observateur avisé du monde des affaires cogne: «tous les cabinets ministériels se nourrissent aux mamelles des entreprises publiques.

Les mandataires qui refusent de se soumettre au paiement de l'aumône, s'exposent aux coups de boutoir décochés sous tous les angles par les ayant-droit au risque de ramener leur gestion à la durée de vie d'une rose».

L'Office congolais de contrôle -OCC- ne fait pas exception à la règle, exposé aux appétits gloutons des hauts placés. «AfricaNews» s'est récemment penché sur ce dossier à la base du soulèvement de tant de vagues qui font perdre la boussole même aux gardiens du temple. C'est le spectacle offert par certains délégués syndicaux de l'OCC qui se distinguent par une inquiétante cacophonie et des convergences parallèles aux antipodes des missions leur dévolues. Si une frange importante des défenseurs des travailleurs veille à la bonne application des méthodes de gestion comme à la prunelle des yeux, une autre faction se trouve viscéralement embourbée· dans la quête du remplissage du tube digestif et se fait balloter au gré des intérêts égoïstes et partisans.

Quand les travailleurs retrouvent le sourire après 4 ans de galère 

Disons-le sans ambages. Un climat malsain règne présentement au sein de l'OCC et entretenu par certains cadres et délégués syndicaux en interne pour des motivations difficilement maîtrisables et en relais aux visées tentaculaires des tireurs des ficelles. Selon les chuchotements de quelques directeurs croisés sur l'avenue du port, tout est mis en œuvre pour saper l'action du Directeur général Célestin Risasi Tabu. Le grand péché commis par le numéro un de l'OCC est l'arrêt de l'hémorragie dans cette société saignée aux quatre veines avant son avènement, la stabilisation de la situation, la remontada de l'office avec le sourire retrouvé des cadres et travailleurs sur toute l'étendue du pays.

Ce fils-maison, comme l'appellent si affectueusement les membres du personnel, a restauré les fondamentaux à travers le dialogue social, gage de sécurité nécessaire pour le retour d'une paix sociale durable, la fédération de toutes les intelligences et compétences autour d’un programme commun qui porte déjà des fruits palpables.


C'est à ce moment que se multiplient les intrigues, les coups bas, les manipulations, l'instrumentalisation dans les rapports entre le Conseil d'administration et la direction générale d'une part et la tutelle technique d'autre part. Aussi curieux que cela puisse paraître, c'est l'apurement intégral des arriérés de salaires du personnel sevré de ses droits depuis plus de quatre ans qui a mis le feu aux poudres.

Amélioration de la bonne gouvernance à la base de la levée des boucliers 

Des esprits grincheux parmi les détracteurs de cet office dont quelques-uns cités ci-haut prétendent que ces résultats flatteurs ayant mis du baume au cœur de tous les travailleurs au point de les booster dans la production, seraient le fruit des découverts bancaires négociés auprès de 
certaines banques de la place.


L'amélioration de la bonne gouvernance en rapport avec les précédentes gestions qui avaient privé les travailleurs du produit de leur dur labeur par l'accumulation injustifiée de plusieurs mois d'arriérés de salaires, la liquéfaction de la quasi-totalité des avantages sociaux, un important encours des décomptes finals, n'enchantent pas tous les détracteurs du DG Risasi Tabu.

Nécessité d'un déploiement à tous les postes frontaliers du pays 

Les échos de leurs machinations à l'OCC sont perceptibles à travers des tirs croisés contradictoires dans une campagne médiatique foncièrement désobligeante. Mais le principal intéressé, droit dans ses bottes, est déterminé à appuyer sur l'accélérateur de la remontada de l'office. Certes, son chemin est parsemé de beaucoup d’embûches au regard de la vive pression de ceux qui considèrent cet établissement public comme une véritable manne que la mangeoire politicienne leur a offerte. Des digressions perfides seraient alimentées sur les mises en place sans cesse bloquées sur fond de trafic d'influence et monnayage des postes.

Les mêmes fossoyeurs imposeraient insidieusement des commissions de travail et missions de service de complaisance parfois même sur des matières ne relevant pas de la compétence des autorités gouvernementales, poussant l'outrecuidance jusqu'à instrumentaliser certains cadres et délégués syndicaux opportunistes.

L'OCC est une entreprise publique à caractère technique et scientifique. Elle effectue les contrôles de qualité de quantité et de conformité de toutes les marchandises. Elle procède au contrôle technique de tous les appareils et travaux, des prix des marchandises et produits à l'importation et à l'exportation. Elle sécurise le consommateur et l'usager sur la qualité des produits identifiés et retenus comme propres à la consommation.


Pour assurer cette mission, l'OCC est tenu de se déployer dans tous les postes frontaliers en même temps que d'autres services de l'Etat à l'instar de la DGDA, la DGM, pour rassurer l'entrée et la sortie des marchandises. Ce déploiement impose d'importants décaissements des fonds en terme d'acquisition d'infrastructures, d'implantation des bureaux, d'affectation du personnel et de visibilité. L'ancienne province de Bandundu qui couvre une grande étendue de frontière commune avec l'Angola, n'a jamais eu une représentation de l'OCC. D'où la dernière action d'envergure menée par l'équipe du DG Célestin Risasi Tabu et la DGA Isabelle Kasongo pour combler ce vide et doter la ville de Kikwit d'une agence de l'OCC digne de son rang.


Le chien aboie, la caravane passe. L'équipe dirigeante ne cesse d'exhorter tous les cadres et agents à se serrer les coudes, à ne pas prêter l'oreille à ces distractions malveillantes, à demeurer solidaires en vue de réaliser les missions assignées à l'OCC au mieux des intérêts de la population pour une meilleure qualité de la vie.

AfricaNews 


(CL/Rei/GW/Yes)