La gestion budgétaire devrait permettre le recadrage des dépenses publiques prioritaires et consacrer l'efficacité de celles-ci pour l'exercice 2015-2018, selon les estimations du ministère du Plan. Le Guide de cadrage macroéconomique, une publication dudit ministère indique que les dépenses totales étaient passées de 4.958 milliards en 2015 à 7589 milliards de CDF en 2018.

Les dépenses en capital devraient être boostées par les crédits prévus dans le cadre de la réhabilitation des routes de desserte agricole, l'intensification du développement des infrastructures énergétiques et divers projets, comme des parcs agroindustriels.

En pourcentage du PIB, les dépenses en capital connaitront une progression significative en passant de 2,9% en 2015 à 3,6% en 2018. En moyenne annuelle elles représenteront 3,2% du PIB sur la même période.

S'agissant du solde des finances publiques, le gouvernement devrait assurer le financement optimal de son programme prioritaire durant les quatre années à venir.

Il envisagerait plus les emprunts concessionnels et privilégierait les dons auprès de ses partenaires techniques et financiers extérieurs. Dans le cadre du processus de dé dollarisation le gouvernement paierait sa dette extérieure en CDF après certification et négociation d'une remise à travers un mécanisme de titrisation.

Il émettrait à cet effet de nouveaux titres publics et exécuterait graduellement ses opérations financières en CDF.

Les recettes publiques 

Les recettes publiques totales étaient passées de 4813milliards en 2015 à 7128 milliards de CDF en 2018. Rapportées au PIB, les recettes représenteraient en moyenne annuelle 13% sur cette période.

La part des recettes fiscales seraient de 87% des ressources totales pour le même exercice. Elles étaient passées de 4160 milliards en 2015 à 6180 milliards de CDF en 2018.

Cet accroissement serait consécutif à la bonne tenue des recettes provenant de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Direction générale des impôts (DGI) qui représenteraient respectivement en moyenne 5 5,5% et 6,3% du PIB sur la même période.

En moyenne annuelle, le taux de pression fiscale se situerait à 11,8% du PIB. En pourcentage du PIB les recettes non fiscales (administratives et domaniales) se situeraient à 1, 8% en moyenne sur la même période.

ACP 


(CL/Rei/GW/Yes)