Au moins vingt-huit barrières payantes, irrégulières et permanentes ont été recensées dans le territoire de Fizi, au Sud de la province du Sud-Kivu. Dix-sept dans le territoire voisin d'Uvira, indique Laprunellerdc.info qui cite l'ONG « Réseau local de protection des civils » (RLPC), réunissant plusieurs organisations de la Société civile d'Uvira et de Fizi. Cela en collaboration avec les leaders locaux et les forces sociales. Ils ont entrepris ce travail présenté aux différentes autorités militaires et policières et que Laprunellerdc.info a eu en exclusivité.

Ces barrières peuvent aller de 200 Francs à plus de 50 090 Francs congolais par personne ou par engin roulant. À titre illustratif, peut-on lire dans ce document, « pour le tronçon Makobola Baraka sur la Rn5 avec un trajet de 80 km, nous avons énuméré six barrières payantes; concernant le tronçon Fizi/ Centre-Lulimba, toujours sur la Rn5, long de 80 km, est couvert par six barrières payantes. Quant au tronçon Lulimba-Misisi-Nyange, long plus ou moins de 40 km, on n’observe pas moins de cinq barrières payantes. Par ailleurs, sur le tronçon Katanga-Mukera via Simbi, on retrouve trois barrières payantes sur les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) qui exigent aux passants, surtout les passagers des motos-taxis à payer de 500 Fc à 1000 Fc.

Ces barrières sont localisées au niveau de Malekya, Simbi/Aongo et Simbi » 2. S'agissant du tronçon Sebele-Kazimia via Nemba qui va jusqu'au lac Tanganyika, il est couvert par quatre barrières payantes. » La situation est aussi déplorable dans le territoire voisin d'Uvira, note l'organisation qui dénombre au moins 17 barrières payantes. C'est le cas du « tronçon, Kalundu-Katogota sur la Rn5 où l'on observe neuf barrières payantes installées par la police de circulation routière (PCR). » L'ONG « Réseau local de protection des civils» note que la quasi-totalité de ces barrières sont tenues par des éléments FARDC, de la PNC (Police nationale congolaise) et de la DGM (Direction générale de migration) et autres officiels.

« Les présumés auteurs de tracasseries seraient des personnes vêtues en tenue officielle des services de sécurité de la République démocratique du Congo (~C, FARDC, DGM...), qui exécutent leur entreprise sans inquiétudes et en toute impunité. Cela pendant un long temps en dépit de rapports rie dénonciation venant de toutes les couches de la société dans cette partie de la province. Les autorités provinciales, territoriales, hiérarchiques militaires et policières se caractérisent par une indifférence», note le rapport. L'organisation demande au gouvernement provincial d'organiser une descente dans les territoires concernés avec tous les responsables de services de sécurité qui, «useront de leurs pouvoirs légaux afin d'éradiquer toutes ces barrières payantes. Aux autorités judiciaires d'ouvrir des poursuites contre ces agents indisciplinés et si possible d'organiser des chambres foraines pour les juger.

Laprunellerdc.info/Le Potentiel 


(CL/Milor/GW/Yes)