« Tant que le chrétien ne comprendra pas qu’il a en lui l’Esprit supérieur, il continuera à être victime des forces qui lui sont pourtant inférieures. Et il ne sera jamais stable dans ses positions. Il se laissera emporter par toute sorte de courants philosophiques qui n’offrent même pas les richesses que nous avons en Christ », déclarait la Révérende Elisabeth Olangi Wosho.

Alors qu’elle demeurait dans les souffrances d’une vie conjugale sans issue, une amie lui envoya une Bible. Sa toute première Bible. Et elle lui conseilla de chercher Christ, et d’intégrer un groupe charismatique ou une église pentecôtiste pour apprendre à prier, en lui affirmant que Jésus-Christ allait mettre fin à ses souffrances.

Quelques mois plus tard, sa voisine l’amena dans un groupe de prière charismatique catholique. Son mari l’accompagna par peur de la décevoir et surtout à cause de son état de santé qui l’inquiétait. C’est là qu’ils ont reçu Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, le même jour. Ensuite, ils ont intégré l’église pentecôtiste Nzambe Malamu, où ils ont été baptisés par immersion dans la rivière Lubumbashi en 1979. C’est dans cette église qu’ils ont réellement accepté Christ.

Mais une chose va encore sonner un nouveau réveil dans l’esprit de celle qu’on appellera affectueusement plus tard : « Maman Olangi ». « J’ai remarqué que dans toutes les églises où nous sommes passés, ceux-là même qui nous prêchaient la parole de Dieu ne vivaient pas cette parole dans leur propre vie, surtout dans leurs foyers où il y avait la discorde. Bien que les chrétiens priaient et parlaient en langues ; ils menaient une vie de pauvreté, de blocage et de misère », constate Elisabeth Wosho.

En écoutant la Parole telle qu’elle était annoncée dans l’église Nzambe Malamu, elle a affirmé avoir eu la conviction intérieure qu’elle allait trouver la solution à ses problèmes. « Mais j’ai fini par constater que parmi les responsables spirituels de l’église ainsi que parmi les fidèles eux-mêmes, plusieurs avaient des problèmes plus graves que les miens concernant surtout leurs foyers. Pourtant, je pensais que lorsque quelqu’un accepte Christ, il trouve des solutions à tous ses problèmes, y compris ceux de son foyer. »

Le constat d’Elisabeth sera encore plus sévère quand elle déclare : « cette parole de Dieu qu’ils prêchaient et qui est réelle ne s’accomplissait pas du tout dans leurs propres vies. Leurs femmes étaient marginalisées et incapables de se défendre. Ce qui a provoqué mon inquiétude,  car dans l’entre-temps mes propres problèmes subsistaient. »

Et devant cette situation, « nous avons résolu, mon mari et moi ainsi que quelques amis de créer un groupe de prière charismatique laïc dénommé : ‘‘Vie Comblée’’ pour y voir un peu plus clair. Ce groupe se réunissait dans notre maison. « Ce fut le tout premier groupe de prière charismatique laïc de Lubumbashi, où les intellectuels ont accepté Christ, et où ils venaient prier. Des pasteurs venaient prêcher, nous avons instauré une vie de prière intense. Nous nous retirions dans les montagnes pour la prière et les retraites. Notre manière de prier changea grâce à ce groupe », raconte-t-elle dans une brochure imprimée après sa mort et mise à la disposition des chrétiens de son ministère.

https://storage.googleapis.com/images.digitalcongo.net/Religion/maman-olangi-060618-800px.jpg

Mère d’une grande Multitude

Le 1er décembre 1985, c’était un jeudi. Le Seigneur parla à Maman Olangi qu’il fera d’elle une servante qui sillonnera le monde pour lui. Pour cela, elle devait observer une vie de jeûne, de prière et de sanctification, témoigne-t-on dans le sillage du couple. Avant d’ajouter à cette prophétie que Maman Olangi enseignera sa parole, qu’elle tiendra des conventions et des séminaires, etc.

Le 5 janvier 1990, le Seigneur lui recommanda d’être souvent seule et de prier beaucoup, car il avait beaucoup des choses à lui apprendre concernant le ministère qu’il allait lui confier. Il insista en lui disant : « Sois une femme de prière, et jeûne beaucoup. Cherche hardiment la sanctification parce que je te confierai un ministère très difficile. Je t’ai choisie à cause de ton courage, de ta persévérance et de ta détermination. Car tu as lutté contre des grands sorciers et tu es sortie victorieuse. »

Et le 30 mars 1990, le Seigneur lui dit que le ministère qu’il lui avait confié était difficile puisqu’il consistait à dévoiler publiquement les œuvres du diable et spécialement les liens de la coutume et de la sorcellerie. Pour cette tâche difficile, les promesses sont très grandes : « le Ministère se rependra  à travers le monde, partout où ce message sera prêché, des foules se convertiront au Seigneur et beaucoup seront délivrés de l’emprise de Satan. Le Seigneur a promis dès le départ qu’il aura des hôpitaux, des écoles, des stations de radiodiffusion et de Télévision, des internats etc… »

Aujourd’hui, en voyant toutes ces réalisations nous ne pouvons que glorifier l’Eternel des armées pour sa fidélité. Il n’a jamais menti. Maman Olangi est ainsi devenue la mère d’une grande multitude à travers les cinq continents.

Gisèle Mbuyi MMC


(ROL/PKF)