Il est reproché à ces agents et cadres de procéder au lotissement de la concession de la SCPT (ex-OCPT) située sur l'avenue de la Science, derrière l'Académie de Beaux-arts, quartier Haut commandement, dans la commune de la Gombe. Pour rappel, après les pillages de triste mémoire de 
septembre 1991 et janvier 1993, l'Etat congolais, alors zaïrois, avait décidé désaffecter la concession de l'OCPT, sise sur l'avenue de la Science, en créant un lotissement à usage résidentiel. Les hangars pillés et abandonnés de longue date par la société y compris. Cette décision fut cimentée par l'arrêté ministériel n° 00141/95 du 9 juillet 1995. Après l'avis favorable de l'OCPT, le ministre des Affaires Foncières de l'époque· avait créé un lotissement dénommé: ONPTZ. Cet arrêté n'a jamais été attaqué en justice par qui que ce soit jusqu'à ce jour.

Le ministère de PTT et celui des Affaires Foncières créèrent par la suite une commission interministérielle qui procéda au partage du lotissement précité, y compris les hangars abandonnés par la société. Les heureux bénéficiaires avaient sécurisé leurs lopins de terre par des certificats d'enregistrement devenus inattaquables.

Contre toute attente, la SCPT qui avait pourtant accompagné tout ce processus de lotissement, fait volte-face pour réclamer cette concession. Saisi sous le RC 82008, le TGI Gombe a condamné la SCPT avec dommages et intérêts. Non content du jugement, la société ira en appel sous RCA 22805, à la Cour d'Appel de Kinshasa-Gombe où sa requête sera déclarée non recevable.

Recours aux méthodes non conventionnelles 

Loin de désarmer, le DG ai de la SCPT a recouru aux méthodes non conventionnelles. Une décision de justice ne peut être cassée que par une autre décision de justice. Pour l'AJKR-P, l'ANR n'a pas la compétence, encore moins la qualité de prendre une quelconque décision sur un problème de lotissement de terrain. Ses signataires fustigent avec force les enlèvements, les arrestations arbitraires des agents et cadres de l'OCPT, aussi bien sur les lieux de travail que dans leurs résidences. Dans leurs cachots, les victimes subissent des tortures, afin de renoncer à leurs parcelles et leurs certificats d'enregistrement. D'autres, par contre, ont perdu leurs emplois, révoqués sans une quelconque forme de procès.

Directeur à l'OCPT-Goma, Claudine Bihembe portée disparue 

Rappelée d'urgence à Kinshasa par le DG ai, Patrick Umba, sous prétexte de raison de service, la Directrice Claudine Bihembe de l'OCPT-Goma, a été contrainte de renoncer à son droit de propriété de 2002 et à son certificat d'enregistrement au risque de perdre son poste. Face à son refus catégorique de céder à l'intimidation, elle est portée disparue, après avoir été visitée un certain samedi matin, par des agents non identifiés. Serait-elle déjà aux arrêts ou s'est-elle terrée pour échapper à ses ravisseurs?

De ce qui précède, l'AJKRP demande aux autorités congolaises' et plus particulièrement au Chef de l'Etat : la libération des agents et cadres de la SCPT illégalement aux arrêts et la réhabilitation des agents et cadres révoqués de façon arbitraire. La RDC s'appelle République démocratique du Congo. La démocratie sous-entend le respect des droits et libertés de tous.

ML/Le Phare 


(TN/Rei/Yes)