Ce document relève que dans l'hypothèse où la RDC parviendrait à relever le taux de prévalence contraceptive à 15% d'ici 2030, on observerait une baisse substantielle de l'effectif de la population avec un impact direct sur le nombre de salles de classes à construire ainsi que celui d'enseignants à recruter. Par conséquent, les prévisions des dépenses publiques à l'école primaire passeront de 5 millions de dollars par an en 2030 et à 2,6 millions à l'horizon 2050, a noté le même document, soulignant qu'avec une politique de PF plus hardie, le taux de dépendance global se situera en dessous de la base de 80%, seuil de l'ouverture de la fenêtre d'opportunité démographique comme moteur de la croissance économique.

A ce rythme de baisse de la fécondité, indique la même source, en 2050, le taux de dépendance passera à 56% au lieu de 101%, l'effectif des enfants en âge scolaires (6 à 13 ans) passerait à 34 millions au lieu de 63 millions, soit un gain substantiel de ressources qui pourrait être consacré aux investissements dans des secteurs vitaux comme l'amélioration de la qualité des ressources humaines. Pour de nombreuses jeunes filles contraintes d'abandonner leurs études, suite à une grossesse non désirée, la PF leur permet d'éviter ce désagrément et de poursuivre des études qui leur donneront davantage de perspectives de formations et d'emplois tout au long de leur vie, conclut la source.

Quelques statistiques socio-démographiques sur la RDC. A chaque heure, trois femmes décèdent en RDC, des suites des complications liées à la grossesse et 28% des femmes ont des besoins non satisfaits en matière de PF (2013- 2014). Sur près de 3,5 millions d'accouchements chaque année, plus de 500 milles, sont liées à des grossesses à haut risque précise le document notant que le taux de prévalence contraceptive est estimée à 7,8 % entre 2013 et 2014. L'indice synthétique de fécondité est de 6,6 enfants par femme (2013-2014) et environ 45% de la population totale vit en milieu urbain.

ACP 


(TN/Milor/Yes)