Ce satisfecit général de la communauté nationale et des Occidentaux, ajoute le tabloïd, saute aux yeux, au regard des communiqués qui atterrissent.

« Même les opposants les plus farouches au Raïs apprécient ce sens de respect de la parole donnée. Aux dires de Félix Antoine Tshisekedi, le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), "le geste du président Joseph Kabila constitue un pas dans la bonne direction" », relève le journal.

L’AVENIR abonde dans le même sens et affirme que la communauté internationale n’avait jamais cru que Joseph Kabila prendrait une telle décision, allant à contre-courant de la dynamique actuelle    dans la région des Grands Lacs où au Rwanda, Ouganda, Burundi et Congo-Brazzaville ; les présidents n’ont pas hésité une seul instant à modifier leurs constitutions respectives pour se cramponner au pouvoir. Et ce, ajoute le journal, sans condamnation de la communauté internationale.

Le journal satirique GROGNON évoque des « révélations sur le choix de Emmanuel Shadary », qu’il qualifie de « candidature la plus importante de ce cycle électoral ».

Pour le Canard, le rappel de Shadary, du gouvernement à l’arène politique, notamment au secrétariat permanent du PPRD constituait à lui seul toute une indication de Joseph Kabila dont personne n’a su tenir compte.

AFRICA NEWS analyse les candidatures à la présidentielle déposées à la CENI et y voit un scrutin avec « quatre duels fratricides ». Il s’agit, selon le trihebdomadaire, de Kin-Kiey qui défie Shadary, Muzito contre son ex mentor Gizenga, Badibanga qui se mesure à son frère Fatshi, les argentiers Matungulu et Tshiani issus des institutions de Bretton Woods.

Le journal résume que dans la conquête des voix des électeurs, l’on va devoir assister à des passes d’armes entre les personnalités issues d’une même moule, notamment les fils du même terroir, les cadres ayant évolué au sein d’un même regroupement politique, les cracks des milieux d’affaires de la diaspora, les ‘’opportuno-situationnistes’’ de dernière heure, etc… »

Par ailleurs, le même journal publie les noms des six candidats président de la République en « situation d’irrégularité », faute d’avoir versé la caution exigée par la loi électorale. Il s’agit d’Antoine Gizenga, Bébé Malwalwa, Laure-Marie Kawanda, Noël Tshiani, Michel Okongo et Jean-Paul Moka.

LE POTENTIEL, lui, plaide pour le cas Katumbi et appelle la classe politique à la maturité et à la solidarité comme en 1990 à la Table ronde à Bruxelles.

« Moïse Katumbi a encore une chance de postuler à la présidentielle. Pour y parvenir, il doit franchir l’obstacle que le pouvoir en place a dressé sur son chemin, c’est-à-dire revenir en RDC. Il y a 58 ans, les leaders congolais présents à la Table ronde de Bruxelles s’étaient retrouvés dans la même situation, concernant Patrice-Emery Lumumba resté en prison à Léopoldville », commente le quotidien.

Pendant ce temps, L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que le Président de la République sud-africaine, Cyril Ramaphosa, effectue ce vendredi une visite de travail à Kinshasa.

L’agence précise que le Président sud-africain qui va visiter pour la première fois la RDC depuis son accession à la magistrature suprême de son pays, le 15 février 2018, aura des entretiens avec son homologue congolais, Joseph Kabila Kabange, sur les relations de coopération entre les deux Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). L’évolution du processus électoral en RDC ne manquera certainement pas au menu de leurs entretiens.

Socrate Nsimba/MMC


(SNK/PKF)