S’attendant à voir le Raïs briguer un troisième mandat, à l’instar de certains chefs d’Etat de la région qui ont déployé des gymnastiques pour modifier leur Constitution et se faire réélire, la classe politique congolaise et les Occidentaux ont accueilli favorablement l’option prise par le chef de l’Etat congolais de respecter la Loi fondamentale, comme il l’avait promis. Ce satisfecit général saute aux yeux, au regard des communiqués qui atterrissent dans notre rédactions.

« Nous saluons la décision du Président Joseph Kabila Kabange d’avoir tenu son engagement de respecter la Constitution congolaise. La conclusion du dépôt des candidatures pour les élections présidentielle et législatives en République démocratique du Congo, conformément au calendrier électoral de la CENI, constitue une étape clé sur la voie devant mener à la première alternance politique pacifique en RDC, grâce à des élections crédibles le 23 décembre 2018 ».


Cette déclaration de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, relayée en chœur par les ambassadeurs ou chefs de mission du Canada, des Etats-Unis, de la Suisse, de l’Union africaine et de l’Union européenne, en dit long sur leur satisfaction.

« C’est un pas important pour la démocratie congolaise » 


L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a aussitôt salué cette volonté manifeste du président congolais de baliser la voie à l’alternance au pouvoir. « L’annonce de la part de la coalition au pouvoir d’un candidat de consensus autre que le président Kabila représente un pas en avant important pour la démocratie congolaise », souligne un communiqué émanant de la chancellerie américaine.


« Nous sommes encouragés par le signe selon lequel le Président Kabila entend respecter ses engagements, conformément à la Constitution congolaise et à l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016, en ne briguant pas un troisième mandat », précise le communiqué.


D’après cette déclaration, « la RDC jouit d’une occasion historique d’assurer un transfert pacifique du pouvoir en décembre et les Etats-Unis seront prêts à appuyer ce processus selon les normes du calendrier électoral établi ».

« Un pas dans la bonne direction », dixit Fatshi


Même les opposants les plus farouches au Raïs apprécient ce sens de respect de la parole donnée. Aux dires de Félix Antoine Tshisekedi, le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), « le geste du président Joseph Kabila constitue un pas dans la bonne direction ».


Et naturellement dans sa famille politique, la Majorité présidentielle se réjouit de voir que leur Autorité morale, « Joseph Kabila a respecté la Constitution, maintenu l’indépendance du pays et sauvegardé l’unité nationale. Nul donc n’en peut douter. Il est le père de notre démocratie, mais aussi un grand pionnier du respect de la Loi fondamentale du pays ».

Yves Kalikat/Forum des As 


(TN/Rei/Yes)