En prison depuis quatre mois, l’ancien président Lula compte bien être candidat à la présidentielle d’octobre. Sa candidature va être déposée ce mercredi 15 août  à Brasilia, mais elle risque fort d’être invalidée.

Les partisans de Lula se donnent rendez-vous ce mercredi à Brasilia pour faire pression sur le Tribunal supérieur électoral. Il s’agit de l’instance suprême en matière d’élections. C’est auprès de lui que les présidentiables, 13 au total, doivent déposer leurs candidatures avant mercredi 15 août au soir. C’est également lui qui doit statuer homologuer ou rejeter les candidatures. Le cas de Lula étant particulièrement polémique.

La présidente du parti des Travailleurs, Gleisi Hoffmann, défend Lula bec et ongle. « Nous allons déposer la candidature de Lula le 15. Il a le droit à être candidat à la présidence de la République. Ses droits politiques n’ont pas été suspendus, affirme-t-elle. Notre démocratie est en danger. Il n’y aura pas de stabilité politique et démocratique si Lula reste en prison, et s’ils veulent l’empêcher de participer du processus électoral ».

Joao Pedro Stedile, du Mouvement des Sans Terre, a affirmé que sept militants qui ont entamé une grève de la faim en solidarité avec Lula il y a 15 jours, étaient prêts à aller jusqu’au bout.

Mais le Tribunal suprême électoral devrait finalement invalider la candidature de Lula, condamné en appel pour corruption à 12 ans de prison avant le 17 septembre soit 20 jours avant le 1er tour.

RFI 


(GM/Yes)