En Argentine, le Sénat a autorisé ce mercredi soir - à l’unanimité - la perquisition du domicile de l’ancienne présidente péroniste Cristina Kirchner, demandée par le juge Claudio Bonadio, qui l’accuse d’avoir été à la tête d’un vaste système de corruption sous son mandat. Les plus fidèles de ses partisans ont attendu le vote du Sénat devant son domicile.

Vivats pour Kirchner, insultes pour le juge Bonadio et le président Mauricio Macri. Ils ne sont que quelques dizaines, mais ils se font entendre. Devant le domicile de l’ancienne présidente, dans le très chic quartier de Recoleta, le soutien à Cristina Kirchner est sans faille.

María Elena et Beatriz ne croient pas aux accusations contre elle. « Je soutiens Cristina Kirchner, parce qu’elle veut un pays libre et souverain, pas comme le traître que nous avons comme président, s'emporte la première. Si le juge vient ou non ce soir, ce n’est pas important. Je défends ma présidente, Cristina. Tout est mensonge. On a emprisonné les kirchnéristes, mais pas ceux qui ont volé. »

« Il y a quelque chose dont on ne parle pas, ajoute Beatriz : d’où vient la fortune de la famille Macri ? Au début de la dictature, ils avaient quatre entreprises, à la fin, ils en avaient quarante-sept ! Tout leur argent est à l’extérieur. Ils s’en sont pris à Cristina Kirchner, l’accusant d’être corrompue et d’avoir volé. Mais ils n’ont rien trouvé. Alors, je voudrais savoir, où est l’argent de Cristina, où est l’argent des Kirchner ? »

Pour certains, le kirchnérisme est une religion. Et, selon les sondages, ses adeptes représenteraient encore près de 30 % de l’électorat.

De son côté, toujours protégée d’une éventuelle incarcération par son immunité parlementaire de sénatrice, l'ancienne présidente s’est résignée à cette perquisition, tout en se disant victime d’une persécution politique orchestrée par l'actuel chef de l'Etat, dont elle a dénoncé la politique économique.

RFI 


(GM/Yes)