Donald Trump réagit au lendemain du plaider coupable de son ancien avocat personnel Michael Cohen, qui a affirmé hier devant la justice fédérale qu'il avait violé la loi à la demande du président américain. Et c'est comme d'habitude via Twitter que l'hôte de la Maison Blanche s'est exprimé ce mercredi 22 août au matin.

C'est avec ironie que Donald Trump contre-attaque. « Si quelqu'un cherche un bon avocat, je recommande fortement de ne pas retenir Michael Cohen » écrit le président américain sur son réseau social préféré.

Puis le ton devient plus acide. Donald Trump accuse son ancien avocat d'inventer des histoires. Il semble ensuite banaliser l'affaire : « Michael Cohen a été reconnu coupable de deux chefs d'inculpation pour financement illégal à la campagne électorale. Ce ne sont pas des crimes », assure le président américain.

Interrogé par Fox News, le président américain a enfoncé le clou et déclaré qu'aucun délit n'avait été commis pour financer sa campagne. Autrement dit que la justice se trompe. Donald Trump cherche donc à discréditer son ancien avocat tout en minimisant les faits qui lui sont reprochés, qualifiés de « très graves infractions » mardi par le procureur fédéral.

« Il n'a rien fait de mal » 

Au cours de l'après-midi, la porte-parole de la Maison Blanche a pour sa part éludé les questions précises et minimisé la portée des déclarations de Michael Cohen. « Je ne vais pas entrer dans les détails mais je peux vous assurer, comme le président l'a dit à de nombreuses occasions, qu'il n'a rien fait de mal. Il n'y aucune inculpation contre lui. Ce n'est pas parce que Michael Cohen plaide coupable que cela implique le président de quelque manière que ce soit. »

Le président américain ne peut pas être formellement inculpé. La jurisprudence l'interdit. Mais il est bel et bien impliqué dans cette affaire si l'on en croit les déclarations sous serment de son ancien homme de confiance.

Coopération avec le procureur Mueller 

Michael Cohen semble pour sa part disposé à coopérer avec la justice. Son avocat a déclaré qu'il était prêt à partager de nouvelles informations avec l'équipe du procureur Mueller et a précisé : « pas seulement sur la tentative de corruption du système démocratique américain ».

Dans ce climat menaçant pour l'hôte de la Maison Blanche, l'idée d'une procédure de destitution revient dans les conversations à Washington. Elle est exclue tant que les démocrates sont minoritaires au Congrès. Mais les élections de mi-mandat approchent et le parfum permanent de scandale autour de l'administration Trump pourrait finir par lasser l'électorat républicain.

RFI 


(GM/Yes)