En effet, les usagers qui craignent le pire sollicitent l’implication du Gouvernement central pour la réhabilitation de ce tronçon.  

Nous sommes sur le tronçon routier Buta-Banalia long d’environ 200 km  sur la route Kisangani dans la province du Bas-Uélé se trouvant dans un état de délabrement très avancé.

Cette route d’intérêt économique est parsemée de grands bourbiers et de crevasses obligeant ainsi les voyageurs en bus et autres véhicules à mettre plus de 3 jours en lieu et place d’une journée pour atteindre la ville de buta.

Un véritable parcours du combattant pour les habitants, la situation s’est amplifiée avec le retour de la pluie. Les usagers de cette contrée n’ont pas hésité de lancer un cri d’alarme.

La dégradation de ce tronçon routier dont la dernière réhabilitation remonte à 2014 dans le cadre du projet Pro-route s’est davantage accentuée, selon des sources.

L’impact est déjà ressenti négativement sur la vie socio-économique au niveau du marché de Buta, avec la hausse des prix de produits manufacturés de première nécessité, notamment le sel, l’huile végétale, savon et autres en provenance de Kisangani.

La situation risque de s’empirer si rien n’est fait pour remettre en état le tronçon de la RN4. Par ailleurs, certains observateurs craignent que Buta soit coupé des provinces voisines du fait du mauvais état routier sur les autres routes à savoir : Buta-Burduki jusqu’à Bumba dans la province de la Mongala et Buta-Poko-Isiro le reliant au Haut-Uélé. Cependant la jeune province du Bas-Uélé sollicite des moyens financiers pour relever ces énormes défis dans le domaine des infrastructures routiers.

Gisèle Mbuyi/MMC 


(GM/ROL/GW/Yes)