L’Assemblée provinciale du Haut-Lomami a, depuis lors, entrepris des démarches auprès du gouvernement provincial et du gouvernement central en vue d’obtenir une assistance urgente en faveur de la population durement touchée.

Le député provincial, Paul Ngoy Nsenga, a été désigné président de la commission d’évaluation des dégâts causés par les éléphants en divagation. Ce dernier avait effectué quelques voyages à Kinshasa afin de solliciter une assistance d'urgence auprès des autorités nationales en faveur des villages touchés par la calamité.

Informé de la situation, le président de la République, Joseph Kabila, a positivement réagi. À travers son directeur de cabinet, Néhémie Mwilanya, il a décidé d’assister la population victime. Dans une correspondance datée du 17 septembre dernier, le cabinet du chef de l'Etat a donné des instructions précises aux ministères concernés, notamment ceux des Actions humanitaires et Solidarité nationale, Affaires sociales, Budget, Environnement et Enseignement primaire et secondaire, pour une intervention d'urgence en faveur des victimes.

C'est ainsi qu'une nouvelle fois, Paul Ngoy Nsenga a été dépêché à Kinshasa par l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami pour justement solliciter une intervention urgente du gouvernement central au bénéfice de 73 762 élèves en déperdition scolaire dans les villages des chefferies et secteurs de Malemba Nkulu, selon les statistiques du 6 septembre avancées par des inspecteurs chefs de pools EPSP Malemba 1.

Une situation qui explique, d'ailleurs, la timidité de la rentrée scolaire 2018-2019 dans cette contrée. L’assistance du gouvernement central et des partenaires de l’éducation, a indiqué Paul Ngoy Nsenga, est incontournable sinon les enfants seront forcés d’être en marge de leur formation scolaire au cours de cette année.

Aussi a-t-il, au nom du président de l’Assemblée provinciale et de la population du Haut-Lomami, remercié sincèrement le chef de l’État pour avoir pris à cœur la souffrance de la population de cette partie du pays où trente-trois mille ménages sont en difficultés.

Notons que 52 324 hectares des champs ont été dévastés et les éléphants en divagation continuent de faire peur à la population dépourvue de sources de revenu.

Martin Enyimo/Le Courrier de Kinshasa 


(ROL/GW/Yes)