Plusieurs dizaines de Chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Président français Emmanuel Macron, le  Premier ministre canadien Justin Trudeau, le  Président nigérien Issoufou Mahamadou, le prince Albert II de Monaco, le Président du Liban Michel Aoun ont, tour à tour prononcé un discours à l’ouverture des travaux.

Un hommage mérité a été rendu à Charles Aznavour, le chanteur français d’origine arménienne, décédé la semaine dernière. Pendant deux jours, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), représentation politique de quelque 270 millions de francophones, se réunit autour du thème du « Vivre ensemble ».

Le XVIIème  Sommet de la Francophonie, qui rassemble les 84 Etats membres de l’OIF, se terminera vendredi avec notamment la nomination d’un nouveau secrétaire général de l’organisation, qui se décide traditionnellement par consensus.

Celui-ci se dégage autour de la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo, soutenue notamment par l’Union africaine (UA), la France, mais aussi la Fédération Wallonie-Bruxelles. La secrétaire générale sortante, la Canadienne Michaëlle Jean, n’a que peu d’espoirs de prolonger son mandat, le Canada et le Québec lui ont même retiré leur soutien mardi.

Les membres de l’OIF devront aussi statuer sur les demandes d’adhésion à l’organisation. Il s’agit de  la Gambie, l’Irlande, Malte et La Louisiane qui souhaiteraient ainsi rejoindre le groupe des pays partageant le français (comme langue maternelle ou étrangère), en tant qu’observateurs. Les Emirats arabes unis (EAU), la Serbie et le Kosovo, actuellement membres observateurs, demandent eux à devenir membres associés.

Le Sommet devra également approuver des documents préparés lors de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) qui s’est tenue lundi et mardi. Les Chefs d’Etat discuteront de la Déclaration d’Erevan à adopter, mais aussi d’une « Stratégie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits de l’autonomisation des femmes et des filles et d’un Appel francophone pour le vivre ensemble », indique l’OIF.

Le choix de l’Arménie, rappelle-t-on,  avait été fait au terme du Sommet de Madagascar.  Les chefs d’État et de gouvernement avaient désigné les pays hôtes des deux Sommets de la Francophonie dont celui de 2018 en Arménie et celui de 2020 en Tunisie où l’OIF fêtera ses 50 ans d’existence. La capitale Erevan avait déjà accueilli la 31ème session de la Conférence ministérielle de la Francophonie en 2015.

ACP 


(TN/TH/GW/Yes)