Pendant 3 jours, les experts des différents ministères se sont retrouvés autour de la Direction de la pharmacie et du médicament du ministère de la Santé, pour réfléchir en synergie sur les voies et moyens pour doter le Congo démocratique de ce document, en vue de privilégier les laboratoires, selon M. Donatien Kambab, Directeur de la direction pharmacie et médicaments pour arriver à des bon choix.

Sur le plan de fait, la direction de la pharmacie et du médicament a constaté que certains germes vaincus par les antibiotiques commencent à résister à cela. Conséquences : des pertes en vies humaines ont été enregistrées. D'où, il était temps pour que la RDC soit dotée de ce plan national où tous les ministères ont mis la main à la patte pour sensibiliser l'opinion, afin de comprendre les risques en cas de résistance quant au nombre des molécules à utiliser et quant au traitement des infections.

Au ministère de l'EPSP par exemple, des modules pour former les jeunes, les étudiants et les enfants par rapport à la lutte antimicrobiens. Pour le Directeur Donatien Kabamb, le ministère de la Santé va vulgariser le plan national au près des prestataires, cliniciens, les pharmaciens, les infirmiers et tous les autres spécialistes pour que l'utilisation des antibiotiques soit rationnelle.

Le Directeur de la pharmacie et du médicament affirme qu'il faut donner à ceux qui en ont besoin et que les antibiogrammes et les laboratoires soient privilégiés avant toute action d'antibiotiques. Même son de cloche du côté des docteurs Longokolo Murielle interniste, infectiologue aux cliniques universitaires, Yenga Ernest directeur au ministère de pêche et élevage, des professeurs Malaji Kyela Crispin de la Faculté des Sciences à l'Unikin et Liesse Iyamba de la Faculté des Sciences pharmaceutiques de l'Université de Kinshasa et de M. Grégoire Kayembe, du ministère de l'EPSP qui ont contribué à l'élaboration de ce document.

Le ministère de l'Environnement a également souligné que l'environnent est à tout moment contaminé avec tout ce qui nous entoure comme pollution. C'est pourquoi, au nom du ministère de la Santé, le Secrétaire général a manifesté la satisfaction quant à ce document guide national, 
selon les directives de l'Oms, de la FAO et de l'OIF pour lutter contre la résistance en RDC. Il s'en est sorti des échanges que l'automédication n'est pas bonne et l'utilisation des antibiotiques doit se faire sous prescription.

Suzy Kibira Omari/L’Avenir 


(ROL/TH/GW/Yes)