Le commissaire de police Antonio Bernardo a été ferme. Lors d'une conférence de presse à Malanje, dans le nord de l'Angola, le porte-parole de l'opération Transparence a démenti que des réfugiés se trouvent parmi les personnes expulsées : « Au cours des 50 derniers jours, notre opération a permis le rapatriement de 14 636 citoyens de diverses nationalités. Durant cette période,  416 302 personnes ont également quitté l'Angola, de manière volontaire, majoritairement des citoyens de République démocratique du Congo (...) qui vivaient de l'exploitation illégale de diamants. »

Selon le commissaire Bernardo, plus de 279 maisons d'achat et de vente de diamants et 122 coopératives ont été fermées. Faute d'activité, les migrants illégaux, que Luanda considère comme étant à la tête du trafic, auraient alors été contraints de partir. « Nous ne repoussons personne qui a une carte de réfugié (...) La majeure partie des gens qui partent d'Angola le font de manière volontaire, s’est-il exclamé (...) Les représentants des Nations unies et du HCR en Angola nous ont accompagnés à plusieurs reprises dans les camps de la province de Lunda au Nord. Les réfugiés de RDC qui sont là-bas n'ont pas été affectés, ils continuent à vivre normalement et à recevoir la même assistance du gouvernement que par le passé. On n'a pas d'informations de personnes avec un statut de réfugié en Angola qui ait été expulsée. Cette information est fausse. »

L'opération Transparence a démarré le 25 septembre dernier. Selon son porte-parole, elle durera « aussi longtemps que nécessaire pour rétablir la paix et la tranquillité ».

Ce jeudi 15 novembre, l'organisation Human Rights Watch a dénoncé ces « expulsions » dans un communiqué. L'organisation a demandé à l'Etat de les suspendre et « d'enquêter de façon impartiale sur les mauvais traitements dont sont soupçonnées les forces de sécurité ».

RFI 


(DNK/Yes)