La stabilité économique aussi bien interne qu’externe que la RDC a été retrouvée au dernier trimestre 2017 et s’est encore consolidée ces trois derniers mois de 2018, indique une presse locale captée le samedi à Kinshasa qui cite Philippe Egoume, le nouveau représentant résident du FMI à Kinshasa. Ce résultat est consécutif à une politique budgétaire restrictive du gouvernement, basée sur des dépenses en fonction des disponibilités en caisse. La stabilité économique s’est consolidée, certes, mais elle demeure fragile.

Fragile d’un côté à cause de la faible mobilisation des recettes internes de l’Etat, et de l’autre, à cause du fait qu’il s’agit d’une économie soutenue seulement par le secteur extractif, peu créateur d’emplois.

Selon ces perspectives du FMI, l’accélération de la croissance économique retrouvée à la deuxième moitié de 2017 devrait se poursuivre en 2018.

Mais, elle souffre de la faiblesse d’inclusivité et contribue moins à la réduction de la pauvreté. La même source conseille la RDC de mobiliser davantage des recettes non minières pour assurer la solidité de son économie.

L’analyse de l’économie africaine à la dernière assemblée annuelle du FMI, a affirmé son représentant résident, révèle que l’environnement extérieur n’est pas favorable à l’économie de l’Afrique subsaharienne. Bien qu’elle se soit sortie de la zone de turbulence, elle connait des risques croissants.

Parmi ces risques, figure l’endettement des pays africains, dont sept sont déjà entrés dans le surendettement à cause des taux d’intérêt élevés avec lesquels ils empruntent l’argent auprès des grandes économies.

ACP 


(BT/Yes)