Son message est tellement ambigu que certains esprits éclairés se demandent s'il n'a pas de plan B caché dans ses manches. Pendant que les matériels de campagne ayant son effigie sont imprimés, affichés et distribués, son comportement traduit le contraire: celui du boycott des scrutins. Sinon, comment expliquer que dernièrement, il se soit permis de dire que « nous ne boycottons pas les élections, mais nous ne laisserons pas à Nangaa organiser les élections avec la machine à voter ?». Concrètement, quel est le sens de ce message ? Logiquement, Fayulu ne peut pas se départir du mot d'ordre donné par ses maîtres à penser de la communauté internationale. Ceux-ci lui ont donné un agenda clair, qu'il doit fidèlement réaliser, au risque d'être discrédité et déclaré persona non grata. La démarche consiste à rejeter la machine à voter et d'exiger qu'on élague les enrôlés sans empreintes. Démarche considérée comme caduque, vu qu'il y a un consensus qui s'est déjà dégagé au sein de la classe politique quant à l'utilisation de la machine à voter. Pour les enrôlés sans empreintes, il s'agit d'une question dépassée, qui n'influe pas sur le déroulement normal des élections.

En tout état de cause, la formation et le déploiement des témoins de partis politiques, demeurent les éléments clés pour assurer la crédibilité des résultats. Loin de donner un simple message en direction de ses militants, Martin Fayulu est en train de préparer le chaos. Car, quel sera le comportement d'un électeur qui, lorsqu'il entre dans un bureau de vote, exige qu'on lui donne un bulletin de vote en lieu et place de la machine à voter? C'est de la révolte, de la contestation que l'on prépare, parce que cet électeur n'aura d'autre choix que de semer le trouble susceptible de perturber le bon déroulement 
des élections. C'est ici que la CENI ainsi que les services de sécurité devront se préparer en conséquence, pour qu'au moment opportun, ils mettent en échec tout plan de déstabilisation concocté depuis Genève et exécuté à Kinshasa. Ainsi, si cette déstabilisation intervenait, le groupe proche aux maffieux internationaux prendraient le pouvoir, avec pour promesse d'organiser les élections dans les deux ans qui suivent.


Il est très étonnant, pour un candidat président de la République en visite dans une famille, de s'adresser à quelques sympathisants s'ils veulent ou pas utiliser la machine à voter. Quel est le sens de cette question pour un candidat qui s'apprête à présenter son programme de campagne! Sinon, il veut continuer à semer l'incertitude dans la tête de beaucoup de Kinois. Il est temps pour que ces Kinois comprennent que Fayulu ne mérite pas leur confiance, parce qu'il n'est pas prêt d'aller voter. Ils doivent changer leur fusil d'épaule, s'ils veulent réellement que l'alternance politique s'installe en Rd Congo. Non seulement que Fayulu ne mérite pas leurs voix, Tshisekedi non plus ne devrait les intéresser, parce que n'étant pas préparé à occuper les hautes responsabilités étatiques. Pour l'instant, le seul choix qui s'impose à eux est celui de Shadary, candidat de la continuité et de la rupture.


Une stratégie du mensonge « Mentez mentez, il en restera toujours quelque chose ». Il aura fallu qu'Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi ouvre sa bouche, pour que tout le monde se rende rapidement compte que rien de vrai n'y sortirait. En effet, dans un Tweet, 
il a estimé qu'en dépit d'une demande régulière adressée en bonne et due forme, l'avion de Lamuka est arbitrairement bloqué par l'ANR. Et d'ajouter qu'un Etat voyou (est) réduit aux plus basses manœuvres pour empêcher Martin Fayulu d'aller parler aux Congolais.

S'exprimant sur une radio de la place, José Makila, Vice-premier ministre et ministre des Transports et Voies de communication rétorque : « je n'ai aucune demande du candidat Martin Fayulu sur ma table sollicitant l'atterrissage de son avion ». Voilà qui vient mettre un terme à cette inutile polémique de ceux qui ne rêvent pas gagné les élections et qui comptent se focaliser dans la contestation des résultats. C'est donc une stratégie facile pour se victimiser et tenter de glaner quelques voix lors des élections à venir. Une stratégie qui ne paye pas à tous les coups, lorsqu'on connait le comportement d'un adversaire politique.


Sinon, José Makila a insisté sur Top Congo, que l'Autorité de l'aviation civile s'occupe de l'octroi des autorisations d'atterrissage des avions sur le sol congolais. « Il y a une procédure à respecter. Il faut tout d'abord que les techniciens de l'AAC se rendent dans le pays d'origine de l'appareil, faire l'inspection de l'avion et s'assurer du bon fonctionnement dudit appareil », explique-t-il, avant d'ajouter qu'on ne peut refuser à un avion qui remplit les normes selon la loi congolaise d'atterrir sur le sol congolais. Selon lui, si une demande est formulée, l'appareil remplit les normes, pourquoi lui refuser l'atterrissage ? Qu'à cela ne tienne, s'il est avéré que l'avion à affréter ne remplit pas les normes, la Rdc a une flotte capable d'assurer la mobilité des candidats et de permettre que leurs messages passent partout. Car quand on 
a la volonté, on peut tout faire.

JMNK/L’Avenir 


(TN/Rei/Yes)