Qui ne connait pas ce phénomène? Oui, qui ne connait pas le phénomène "Ujana"', cela n'est pas du tout nouveau en République Démocratique du Congo, encore moins dans la capitale, Kinshasa.

A en croire certaines langues ce phénomène autrefois connu sous l'appellation de "Fioti-Fioti", "Kamuke sukali", "nionions", a repris du poil de la bête dans quelques encablures des ruelles de la capitale, où il est de plus en plus constaté les filles se déambuler çà et là, sans avoir porté le soutien-gorge, ni sous-vêtement comme le bon sens le veut.

En effet, cette pratique se base essentiellement sur l'accoutrement de jeunes filles africaines qui copient de nouvelles tendances européennes, sans tenir compte de la culture africaine.

Plusieurs questions taraudent l'esprit de certains observateurs. Pouvons-nous indexer une personne qui s'habille à sa manière ? «Je ne pense pas, toute est question de préférence. Le goût et les couleurs ne se discutent pas », a laissé entendre une étudiante. Cela, avant d'ajouter ceci: "Il n'est pas bon d'étouffer la liberté de l'autre". D'où, la plupart de ces femmes s'habillent indécemment pour attirer l'attention des hommes.

D'autres personnes estiment qu'avec un pareil accoutrement, les hommes se mettent à imaginer des choses.

« Nous avons plusieurs styles liés au phénomène Ujana, tels que Kata-fumbwa, Mini-jupe, Taille-basse et autres, tous les articles à la mode influencée par les stars suivies généralement à la télé, dans des magazines et à l'Internet», a annoncé une vendeuse.

«A noter que cela ne date pas d'aujourd'hui. Depuis la nuit de temps, la mode a toujours influencé la jeunesse qui cherche à être à la page dans les milieux estudiantins, professionnels etc. où règne une certaine concurrence qu'il faut prouver ou marquer sa présence », a-t-elle renchéri.

D'emblée, il sied de noter que pour moraliser la jeunesse, précisément dans le milieu estudiantin, là où est formée l'avenir de demain, il faudra organiser des activités comme des colloques, des entretiens sérieux, les débats et conseils, car dit-on, éduquer une femme c'est éduquer toute une nation Toute jeune fille ou jeune dame doit être respectable et respectueuse et marquer une différence de celles qui ne sont pas passées sur le banc de l'école.

Nicole Mushingo/La Prospérité 


(BT/Rei/GW/Yes)