Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme (BCNUDH) a documenté en novembre 2018. 538 violations des droits de l'homme en RDC, soit une baisse par rapport à la hausse constatée au cours des trois mois précédents (620 violations en août, 623 en septembre et 619 en octobre).

Sur 63% de violations documentées, 37% ont été perpétrées par les combattants documentées, perpétrées par communication des forces armées (SCIFA), le général-major Léon Richard Kasonga, il s'agit de M. Ignace Nkaka alias «Bazeye La Forge Fils», commissaire chargé de la communication et porte-parole des FDLR/FOCA, et le lieutenant-colonel Jean-Pierre Nsekanabo alias «Shamamba Mirindi», chef d'état-major chargé des renseignements du même mouvement. Les FARDC, note le même communiqué, indiquent que ces deux hors-la-loi ont été appréhendés en provenance de groupes armés, dont les exécutions sommaires de 47 personnes.

Les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont commis la majorité des atteintes aux droits de l'homme documentées. La province du Nord-Kivu demeure la plus affectée avec 160 violations, soit 38% des violations commises dans les provinces affectées par les conflits.

74 violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales en lien avec l'espace démocratique sur l'ensemble du territoire ont été documentées. En novembre 2018, le BCNUDH a continué, par ailleurs, d'appuyer les juridictions militaires et civiles dans le cadre de la lutte contre l'impunité. Le BCNDUH a organisé au moins 36 activités de renforcement des capacités des acteurs étatiques et non-étatiques sur les droits de l'homme, notamment à Lodja, dans le Sankuru.

ACP 


(TN/Milor/GW/Yes)