Les mauvaises habitudes de prescription médicale sont monnaie courante dans tous les pays du monde, donnant lieu à des traitements inefficaces et dangereux, à l’exacerbation ou à la prolongation de la maladie, a noté «le premier guide mondial de référence sur l’utilisation des médicaments essentiels», parvenu lundi à l’ACP.

Il s’agit de la première publication donnant des informations complètes sur les médicaments figurant dans la liste modèle OMS des médicaments essentiels : indications, posologie, effets indésirables, contre-indications et avertissements. L’utilisation correcte de cet ouvrage permettra d’améliorer la sécurité pour les patients et d’éviter les dépenses médicales superflues. A en croire la source, les mauvaises habitudes de prescription sont nocives pour les patients et augmentent les dépenses incombant aux particuliers, aux systèmes d’assurances ou aux autorités.

Ainsi,  ce document est conçu avant tout pour servir de modèle aux autorités et institutions nationales dans la mise au point de leur propre formulaire national. Il présente un intérêt particulier pour les pays en développement où le matériel de commercialisation et de promotion est souvent la seule source d’information sur les médicaments à la disposition des agents de santé, des prescripteurs et des patients. Pour cette raison, il est proposé à un prix réduit dans ces pays.

Deux tiers des habitants des pays en développement ont accès aux médicaments essentiels

On estime que seulement deux tiers des habitants des pays en développement ont accès, d’une manière ou d’une autre, aux médicaments essentiels. Dans ces pays, les produits pharmaceutiques peuvent représenter jusqu’à 40 % du budget de la santé.

A cause de ses répercussions considérables sur la qualité des soins et le coût des traitements, le choix des médicaments essentiels et leur utilisation appropriée constituent l’approche la plus efficace pour rendre plus équitable l’accès aux soins. Le principe s’applique également aux pays industrialisés, où les questions de couverture par les assurances maladies prennent toujours une grande importance aux yeux du public et sont au centre de débats politiques.

La liste modèle OMS des médicaments essentiels, revue récemment avec l’inscription de 12 médicaments antirétroviraux essentiels pour le traitement du VIH/Sida, est élaborée pour axer les efforts pharmaceutiques sur les maladies prioritaires et sur les médicaments les plus abordables et les plus satisfaisants du point de vue de la qualité, du rapport coût-efficacité et de l’innocuité.

ACP


(Milor/GTM/PKF)