L'Inspecteur de l'Agriculture, Pêche et Elevage de la province du Kwango, Félicien Mutombo Mawana a, dans un rapport de mission sur la rareté du manioc dans la commune rurale de Kasongo-Lunda et ses environs dont une copie est parvenue mercredi à l'ACP à Kenge, indiqué que cette crise est due à l'attaque de cette culture par les insectes et plusieurs maladies Selon ce rapport, la culture du manioc qui constitue l'aliment de base de ce territoire est notamment attaquée par la pourriture de tubercule, par la maladie appelée mosaïque, par la destruction ou le ravage par les buffles et par les insectes appelés « criquet puant » et les termitières ainsi que les champignons jaunes et blancs très toxiques sur les pieds de tiges de manioc.

L'Inspecteur de l'Agriculture, Pêche et Elevage révèle que ces sauterelles qui se multiplient pendant la période allant de janvier à septembre pour réapparaître au mois d'octobre dans les champs, sont partis du secteur de Musamba, dans le Territoire de Kenge, pour se diriger vers les secteurs de Mawanga, Kibunda, Panzi et le groupement Kabemba dans le territoire de Kasongo-Lunda.

Les entités victimes de la crise alimentaire en manioc, précise le rapport, sont entre autres les secteurs de Mawanga, de Panzi, de Swa-Tenda ainsi que le Groupement de Mazinda, de Swa-Kibula et la commune rurale de Kasongo-Lunda, chef-lieu du Territoire dont la santé de la population est en danger Selon ce rapport de mission, d'autres causes de la rareté du manioc dans le territoire de Kasongo-lunda sont la perturbation climatique, le non- respect de la durée de jachère entrainant l'affaiblissement du sol en humus, la dégénérescence des matériels végétaux, les us et coutumes, la présence des refoulés de l'Angola qui peuplent les villages, l'insuffisance de l'étendue cultivable pour la population agricole.

ACP


(Milor/GTM/PKF)