L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que le vice-Premier, ministre des Affaires étrangères et Intégration régionale, Léonard She Okitundu a, au nom du gouvernement de la République, invité le Conseil européen à rappeler, dans les 48 heures, son chef de mission en RDC, lors d’une communication jeudi à Kinshasa, à l’intention des ambassadeurs et corps diplomatiques accrédités en RDC.

L’agencier national ajoute que cette mesure sanctionne d’une part le comportement répréhensible du Conseil européen et d’autre part, s’inscrit dans le cadre de la réciprocité.

FORUM DES AS y voit une « escalade » entre la RDC et l’Union européenne. Le journal précise que le ministre des Affaires étrangères rappelle avoir épuisé toutes les voies de recours, avant d’en arriver à cette décision et rappelle que l’Union européenne avait annoncé le 10 décembre la prolongation pour un an, jusqu’à décembre 2019, desdites sanctions, prises en 2016. Bien avant la date du prolongement de ces sanctions, Kinshasa avait appelé à l’annulation de ces mesures qui vont du gel des avoirs à l’interdiction de visa.

Pour LA PROSPERITE, c’est une situation qui se transforme peu à peu en un bras de fer ahurissant entre un Etat qui est au cœur d’une période cruciale de son revirement historique, et plusieurs puissances se voulant ambassadeurs de la paix mais à qui est refusée l’ingérence sous toutes les formes.

Le quotidien rappelle également que les observateurs de l’Union Européenne ne seront pas de la partie pour les prochaines joutes électorales dans ce même cadre de réciprocité.

L’AVENIR se souvient du dernier point de presse de Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement qui avait expliqué que depuis que le gouvernement avait décidé de supporter seul le coût des élections, « il a été constaté que certains des partenaires extérieurs de la Rdc qui ont toujours parié sur l’immaturité du peuple congolais et de ses dirigeants font des pieds et des mains pour nous contraindre à la revoir ». Et de reprendre les propos de Mende : « Ils ne se consolent pas et n’en démordent pas de constater qu’un tel processus puisse se dérouler dans ce pays qu’ils ont fini par considérer comme leur arrière-cour sans eux. Aussi se sont-ils juré, par tous les moyens et parfois par procuration, d’interférer coûte que coûte dans notre processus électoral dont ils n’attendent par ailleurs que l’échec ».

LE POTENTIEL se focalise sur l’ « opération ville morte » décrétée ce vendredi par la coalition Lamuka après la  « privation de droit de vote aux électeurs de Beni, Butembo et Yumbi ». Le quotidien rappelle que c’est une façon pour Lamuka de marquer toute la désapprobation du peuple congolais au schéma électoral « incendiaire que met en œuvre la CENI ».

Le tabloïd s’interroge si dans les conditions actuelles, faut-il encore espérer la tenue effective d’élections ce dimanche 30 décembre. Il répond en avance que la CENI vient là de créer un précédent fâcheux qui pourrait bien l’emporter.

Dans un autre sujet, soixante-quatorze hauts magistrats de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat ainsi que des parquets généraux près ces hautes juridictions ont prêté serment devant le Président de la République, au cours d’une cérémonie solennelle organisée jeudi au Palais de la Nation, signale l’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE.

CONGO NOUVEAU, lui, indique qu’à la Cour de Cassation, le premier président Jérôme Kitoko a désormais son équipe des hauts magistrats qui vont l’aider à « travailler pour une véritable justice sociale en RDC ». Le trihebdomadaire cite les présidents Munene Muderwa, Bushiri Mwata, Numbi Mavinga, Tambwe wa Kabuki, Ibanda Dudu, Kazadiu wa Lumbule et Mwangilwa Musali.

Socrate Nsimba/MMC


(SNK/PKF)