Le cas de la route qui longe le rail à Kintambo Magasin, non loin de l’avenue Oua , et bien d’autres endroits. Des femmes et jeunes filles de différents quartiers s’y comportent en véritable professionnelles du sexe.

Elles envahissent les trottoirs des avenues, pratiquement à moitié nues. Si les unes s’habillent en décolleté moulant le corps, laissant entrevoir les seins et leurs parties intimes, les autres se mettent en jupettes, laissant également entrevoir des formes de leurs corps,question de séduire les potentiels clients.

Chose grave, ces prostituées des rues ne supportent pas voir d’autres femmes accompagnée de leurs hommes circuler où elles font leur commerce du sexe.

Outre les piétons, les automobilistes tombent dans leur filet. Une fois les phares de véhicules allumés, elles exhibent leurs corps, une manière pour elles de séduire les hommes.

La nuit tombée, ceux qui fréquentent ce tronçon routier occupé par les pros du sexe, vivent des scènes incroyables.

Parmi ces prostituées figurent des mères de famille, des filles tant adultes qu’adolescentes qui ont abandonné leurs foyers et enfants à la quête d’un peu d’argent, question de subvenir aux besoins quotidiens de leurs familles.

Une fois sur leur terrains, elles invitent les potentiels clients, crient en les indiquant le montant à payer tout en précisant que c’est négociable. « Passage à 5000 fc kaka avec préservatif , Yaka toyokana, oza na combien ? » entendez : «je suis à votre disposition avec préservatif juste 5000 fc à payer, approchez pour négocier, combien avez-vous ? », lancent-elles.

Une fois le marché conclu, les deux partenaires négocient le lieu des ébats. Ils se réfugient dans des coins isolées et sombres soit dans des bâtiments inachevées pour un passage vite fait.
Juste après, ces femmes regagnent leurs lieux de travail pour continuer la conquête d’autres nouveaux clients.

Qu’est-ce qui pousse ses femmes à se prostituer de la sorte? Sans gêne ni respect ? Notre rédaction a approché certaines d’entre elles.

Difficilement, quelques unes ont donné leurs raisons ou leurs motivations.

Si les unes ont indiquées avoir choisi ce travail suite à la souffrance dans le but de trouver de quoi mettre sous la dent, d’autres précisent qu’elles ont été initiées par leurs mères, tantes ou sœurs du quartier pour gagner de l’argent plus rapidement.

« Nous ne savons quoi faire, la vie nous est très difficile, on est pauvre alors pour mieux survivre c’est le moyen le plus facile et rapide de se faire de l’argent», Ont-elles laissée entendre.

Elles poursuivent en disant qu’elles ne demandent pas beaucoup d’argent par peur de faire fuir les clients. « Nous avons opté pour de petit montant pour qu’avec 4 ou 5 partenaires par nuit nous percevions un montant assez aisé » conclut elles.

La question reste à savoir, que font les autorités communales face à cette prostitution ? Les services de l’État que nous avons essayé de joindre n’ont pas été favorables à nous répondre.

Entre temps, ces prostituées sont exposées aux infections sexuellement transmissibles et autres maladies. Même en étant conscientes de cela certaines se prostituent sans protection, mais d’autres n’y vont jamais sans protection au préalable.

Pourelle.info 


(CI/Yes)