« Et si Kabila avait piégé Tshisekedi… », titre LE POTENTIEL dans sa manchette, faisant allusion à la vague de nominations à la veille des élections du 30 décembre 2018.

Le journal estime que Joseph Kabila est certes parti, mais il a laissé à son successeur, le président Félix Tshisekedi, une liste de nominations signées entre les 26 et 27 décembre 2018.

« Ces élévations qui touchent à la fois l’administration publique et le portefeuille de l’Etat passent pour une patate chaude que Félix Tshisekedi devra gérer avec parcimonie pour ne pas tomber dans le piège que lui aurait tendu Joseph Kabila, quelques jours avant son départ du Palais de la Nation », écrit le journal, inquiet.

L’AVENIR, pour sa part, indique que le président Tshisekedi est pour les états-généraux du portefeuille de l’Etat. Le journal note que le « coup de maître de Félix Tshisekedi, du reste salué par tous les Congolais, car il aura permis la reprise du trafic des bus Transco essentiels pour le déplacement des Kinois ne devrait pas être un effet déclencheur de tous les mouvements sociaux dans les entreprises ou établissements publics en général et dans celles du portefeuille en particulier ».

Pour sa part, FORUM DES AS annonce, citant des sources concordantes, que le nouveau Président congolais Félix Antoine Tshisekedi, entame sa toute première tournée africaine, après son investiture le 24 janvier dernier par Nairobi, capitale du Kenya. Il se rendra par la suite à Brazzaville au Congo d’en face. Et n’exclue pas l’éventualité de se rendre aussi à Luanda en Angola, avant de boucler sa croisière par Pretoria, capitale politique d’Afrique du Sud.

Pour le journal,  le choix des pays retenus pour la toute première sortie officielle du nouveau locataire du Palais de la Nation n’a pas été fait au hasard. Le tabloïd rappelle que le Kenya, est le berceau de la plateforme électorale "Cap pour le changement" (CACH) où, sous la médiation du Président kenyan Uhuru Kenyata, l’actuel Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi et son Directeur de cabinet Vital Kamerhe, tous deux candidats à la présidentielle du 30 décembre dernier, avaient convenu de faire bloc, après le retrait de leurs signatures de l’Accord de Genève, présentant Martin Fayulu comme le candidat commun de l’opposition audit scrutin.

« On se souvient aussi que le Chef de l’Etat kenyan a été le seul Président africain présent à la cérémonie de prestation de serment de Fatshi, jeudi 24 janvier au Palais de la Nation », ajoute le journal.

LA PROSPERITE annonce que le Président de la République assistera ce vendredi à la cathédrale Notre Dame du Congo à la messe de commémoration du deuxième anniversaire d’Etienne Tshisekedi à 11 heures. Puis s’en suivra, à partir de 13 heures, à la permanence du parti, à la 11ème rue Limete, une cérémonie d’hommages et de signature dans le livre des condoléances.

« OGEFREM, Patient Sayiba a défié Félix Tshisekedi », titre CONGO NOUVEAU. Le trihebdomadaire indique qu’alors que la présidence de la République a interdit le 25 janvier chaque ministre et mandataires publics d’engager des dépenses autres que celles liées aux rémunérations, le directeur général de l’OGEFREM a fait la sourde oreille. Il a engagé des fonds de cette entreprise publique pour achat des titres de voyage, pour aller assister à l’inauguration du nouvel immeuble du Conseil gabonais des chargeurs.

Le POTENTIEL, lui, crie à « l’ultime pillage » de Bruno Tshibala. Le journal constate que dans le Décret d’application de la loi sur le statut des anciens présidents de la république promulgué le 26 juillet, le chef du gouvernement sortant donne l’impression de s’être organisé pour s’octroyer des avantages indus et les étendre aux ministres et vice-ministres, qui ne sont nullement concernés par la loi votée au Parlement avant sa promulgation.

« Beaucoup pensent que dans ce pays où des millions de concitoyens tirent le diable par la queue, les avantages scandaleux accordés aux chefs de corps constitués et assimilés constituent une insulte à leur misère », commente le quotidien qui appelle le nouveau Parlement à remettre en cause ledit décret pour l’élimination de tous ceux qui ne méritent pas de devenir, à vie, des fardeaux financiers pour la République.

Socrate Nsimba/MMC


(SNK/PKF)