Concernant le conflit interethnique de Yumbi entre les Banunu et les Batende qui a fait plus de 900 morts, Mme Zerrougui a estimé qu’il « n’y a pas de fosses communes à Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe, mais plutôt des tombes dans lesquelles plusieurs personnes ont été inhumées ».

Elle explique que « la connotation des fosses communes veut dire que l’on a exécuté des gens de manière extrajudiciaire et on essaie de camoufler dans des fosses communes pour ne pas identifier les personnes ». Ce qui n’est pas le cas pour Yumbi, avance-t-elle.

Selon elle, les habitants de Yumbi ont peut-être essayé de couvrir les cadavres pour ne pas les exposer à la merci des animaux. « Ces cadavres sont dans la ville. Ce n’est pas quelque chose qu’on découvre à un endroit caché », a-t-elle ajouté.

La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH), Michelle Bachelet a récemment proposé l'appui du HCDH dans la conduite des enquêtes ainsi que dans les efforts visant à prévenir la répétition de telles violences et à œuvrer pour la justice et la réconciliation.

Radio Okapi/MMC 


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