Les refoulements répétés des Congolais de l’Angola préoccupent le chef de l’Etat Congolais et ont été au menu de l’entre vue que ce dernier a eue avec son homologue Angolais. Le président de la RDC plaide pour plus de collaboration avec le service de migration Angolais. D’ailleurs, cette question sera dans l’ordre du jour lors de la commission mixte Angola –RDC prévue à Kinshasa avant en mars prochain.

A l’issue de sa rencontre avec son homologue angolais, Joao Lourenço, le président Felix Tshisekedi a réagi au sujet des expulsions des Congolais du territoire Angolais. Il a souhaité qu’il y ait une communication préalable afin de permettre à son pays de se préparer. « Je souhaite plus de collaboration avec le Service de migration et des étrangers de l’Angola, afin que les expulsions soient faites en harmonie avec les autorités de la RDC», a-t-il dit au cours d’une conférence de presse, fait savoir actualite.cd.

D’ailleurs, cette question sera également au menu de la commission mixte Angola-RDC prévue à Kinshasa avant la fin de ce trimestre, renseigne la source.

Débutée officiellement depuis le 25 septembre 2018, l’opération d’expulsion concernerait environ 380 000 migrants, principalement en provenance de la RDC qui, selon les autorités Angolaises, ont quitté le pays volontairement.

Nouveaux refoulés malgré le changement de régime en RDC 

De nouvelles vagues de Congolais expulsés d’Angola sont arrivées, mardi 5 février 2019, dans la cité frontalière de Kamako dans la province du Kasaï. Curieusement, ces expulsions ont débuté pendant le séjour du nouveau président congolais rencontrait son homologue angolais. L’un des refoules, João Mube, a expliqué, au correspondant d’actualite.cd à Kamako, que les forces de sécurité angolaises ont justifié cette expulsion en ces termes : « Vous devez rentrer au Congo parce qu’il y a eu changement de régime. » Des centaines de refoulés, en majorité des hommes, arrivés mardi 5 février à Kamako, ont été appréhendés dans la mine de diamant à Mende, dans la province de Lunda Norte. « Nous étions nombreux dans une mine de diamant lorsque les Mergente (Ndlr : un service spécial de sécurité angolais) sont venus nous arrêter. Ils nous ont fortement torturés », a ajouté M. Mube.

Quant à l’administrateur assistant du territoire de Kamako,Musua Kapinga, il a affirmé que les expulsions des Congolais n’ont jamais cessé. « C’est chaque jour que nous recevons à Kamako des expulsés. Hier, lundi 4 février, nous avons accueilli 150 Congolais en provenance d’Angola et aujourd’hui mardi nous attendons évaluer leur nombre dans la soirée », a-t-il fait valoir à actualite.cd.

Pour rappel, à Luanda, le président Félix Tshisekedi a effectué un voyage pour renforcer les liens de coopération multiforme et d’amitié séculaires fin de concrétiser ainsi le volet de la coopération régionale qu’il a promis dans son discours d’investiture.

O. Dioso/Le Potentiel 


(GTM/Rei/GW/Yes)