Le centre agricole Laurent Désiré Kabila à Kaniama-Kasese dans la province du Haut-Lomami était aux arrêts depuis deux décennies. Pour relancer les activités dans le centre de production agricole, le général de brigade Kasongo Kabwik,  a été nommé à la tête du Service National avec comme mission prioritaire de relever le centre de production et  maximiser la production agricole afin de subvenir aux besoins de la population  du Haut-Lomami et booster le développement économique de la République.

Arrivé à peine depuis huit mois, le général de brigade Kasongo Kabwik ,qui fut nommé à la tête du service national (SN) par le chef de l’Etat sortant Joseph Kabila Kabange, a procédé à une visite d’inspection pour se rendre compte de la bonne marche des activités, avec une forte délégation d’expert agricoles, qui ont effectué  une tournée dans les hectares des maïs qui se trouveraient déjà prêts pour la récolte. Une occasion également propice pour visiter aussi les entrepôts où seront stockés plusieurs centaine de tonnes des maïs et haricots. Cette production, il faut le dire, va à coût sûr résoudre le problème récurrent des ruptures de la farine de maïs dans ce coin de la République.  

A l’issue de cette visite, le général de brigade s’est dit heureux du résultat obtenu dans un premier temps  avec les moyens de  bord. Par ailleurs, « l’objectif pour cette année 2019 est de faire de 2500 hectares de maïs pour une production de plus au moins 15.000 tonnes et avec ça, la famine ne trouvera pas son compte dans cette contrée du pays en particulier et toute la RDC en général ». C’est à partir du Service National qu’on va reconstruire la réserve stratégique  comme dans d’autres pays », a déclaré le coordonateur dudit Service.

Pour cette année, le Service National va prendre toutes les dispositions utiles, tel que les engrais, carburant, herbicides, semences appropriées, afin de faire mieux qu’en 2018.

Il a par ailleurs souligné qu’il voudrait ainsi aller vers la réalisation  d’atteindre trois mille hectares de champs, et qu’il comptait introduire la culture de soja et du tournesol, car avec ces deux produits, le SN va passer à la vitesse supérieure, celle de l’industrialisation. Il va produire sur place l’huile végétale sur base de soja et du tournesol.

Il était également question de se rendre compte des infrastructures routières, des voies d’évacuations des produits des premiers nécessités, hélas, le constat était amer, l’état de ces routes est impraticable  et ne facilite pas l’évacuation des produits. 

Le général de brigade a tenu à informer que «  d’ici les mois d’avril et de mai prochain, on va commencer la récolte. Ces produits vont aller vers le sud du côté de Kamina, Lubumbashi, Mbuji-Mayi question d’inonder tout les marchés », a-t-il nuancé, et comment on va les évacués ? La question reste suspendue. « Et s’ils ne sont pas évacué, ça va pourrir ici et tout le travail qu’on aura fait sera nul et vain ». Il a renchéri en disant «  Nous allons faire c’est qu’on appelle un cercle vicieux, vous produisiez et vous ne savez pas comment évacuer et au finish, on va se décourager et on va tout abandonner ».

Pour rappel, le service national (SN) avait été créée en 1998, par Laurent Désiré Kabila qui est l’initiateur de ce projet avec comme objectif, de secouer les jeunes congolais afin qu’à partir d’eux, on puisse créer la cohésion nationale et bannir le régionalisme et le tribalisme et cela n’était possible qu’autour d’un travail en commun, et le service national, avait  lancé sa première récolte de maïs en 1999.

Gisèle Mbuyi/MMC


(GM/DNK/Yes)