Les habitants de la ville de Goma dans la province de Nord-Kivu ont vécu un week-end horrible, avec la tuerie de six personnes et une autre kidnappée. Ce bilan macabre est attribué aux présumés éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR ) qui opèrent dans cette contrée du pays depuis des décennies. Cette tuerie qui révolte les Congolais en général et les habitants de Goma en particulier a été perpétrée dans la soirée de samedi dernier.

Ces actes de barbaries ont poussé le député Jean-Paul Lumbulumbu Mutanava à demander la démission du maire de la ville. Il a proposé 5 mesures d’urgence au Président Félix Tshisekedi afin de mettre fin à cette aventure malsaine des éléments négatifs contre la population de Goma qui a perdu plus de 20 personnes le mois dernier avec un début du mois de mars qui s’annonce très mal et suscite de l’amertume dans les cœurs de la population.

Inconsolable, des larmes aux yeux, une femme a émue l’assistance, car son mari a été kidnappé dans la nuit de samedi 2 mars 2019 au dimanche matin, dans le quartier Ndocho à Goma. C’est la désolation dans cette masse où on peut juste constater du sang sur le sol qui témoigne de la terreur vécue par ces habitants.

Face à cette recrudescence de l’insécurité dans le chef-lieu du Nord-Kivu, un des députés provinciaux nouvellement élus, est monté au créneau, Me Jean-Paul Lumbulumbu, point focal de la notabilité du Nord-Kivu, a dénoncé haut et fort cet acte ignoble. « Nous avons un sentiment de désolation, cette tuerie intervient pendant que les députés provinciaux viennent de faire des descentes auprès des autorités militaires et policières impliquées dans la chaine de sécurité afin de réfléchir ensemble sur des mesures qu’il faut prendre pour sécuriser la population de la ville de Goma », a déclaré le député provincial.

Il a par ailleurs condamné cette unième attaque de la population civile de son entité, « nous pensons que trop c’est trop, car le mois de février était un mois de cauchemar pour cette population, qui a vu les leurs être tués, kidnappés où disparues, et voilà que ce mois de mars s’annonce encore très mal ». Et d’ajouter « nous avons pensé qu’il est grand temps que le Président de la République prenne des mesures conséquentes qui vont être appliquées sévèrement afin de permettre à cette population de vaquer librement à ses occupations comme dans toutes les provinces de la République ».

Il a ensuite donné quelques pistes des solutions qui pourront permettre à la population hantée par ses cauchemars de pousser ouf de soulagement. Il a proposé la dotation de 12 jeeps à la ville de Goma qui permettront au commandant d’effectuer son travail et d’instaurer la sécurité dans cette partie du pays. « On ne peut pas imager pour une population de plus d’un million d’habitants, qu’il n’y ait qu’une seule jeep qui circule la journée et la nuit, et s’il y a d’autres, c’est dans des maisons des officiers, alors que les besoins d’intervention demandent à ce que le commandant PNC ville puisse disposer de plusieurs jeeps » a-t-il martelé.

Signalons qu’en dehors des besoins matériels, le député Jean-Paul M. Mutanava, a également plaidé pour la mise en service de 400 policiers présents dans les centres de formation de Mubunga à Goma, tout en les occupant afin qu’ils soient capables de protéger la population et leurs biens.

Il a également demandé au Président de la République de remplacer l’actuel maire de la ville de Goma.

Gisèle Mbuyi/MMC


(GM/TN/Yes)