Au rendez-vous, les journalistes membres de l'UCOFEM ont abordé avec les finalistes du Lycée Kambabare le sous-thème : "Faire entendre sa voix pour changer sa situation".

Coordinatrice de l'UCOFEM, Anna Mayimona a tenu à intérioriser ce message dans la conscience des élèves afin qu'elles puissent le véhiculer au sein de leurs familles et communautés.

D'après elle, les élèves doivent être préparées et non attendre qu'elles deviennent des majeures, professionnelles et responsables pour apprendre à connaître leurs droits.

Ainsi, l'UCOFEM compte encourager et motiver ses élèves afin qu'elles puissent faire entendre leurs voix et à s'exprimer librement pour que leurs opinions soient prises en compte dès le bas-âge. "Cette activité est arrivée au moment opportun et a permis aux filles de cette école de concilier l'intelligence classique à l'intelligence pratique.

L'objectif principal était de promouvoir les droits de la femme par les médias et dans les médias", a souligné la directrice exécutive de l'UCOFEM.

Inspiré du thème international annuel de la Journée de la Femme ("Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement), le sous-thème exploité par l'UCOFEM se conforme aussi à l'esprit du thème national qui stipule : "Ensemble pour promouvoir la paix, la sécurité et le genre par l'accès aux services publics de qualité".

Toujours dans le cadre des activités du mois de la femme, l'UCOFEM a prévu une descente le 7 et le 8 mars dans deux collèges pour échanger avec les garçons sur des droits de la femme.

L'UCOFEM a rappelé le rôle qu'elle joue dans la promotion du genre afin de permettre d'atteindre d'ici 2030 la parité 50/50, comme prévoit les Objectifs du développement durable (ODD).

Dans son intervention, Susie Bakajika, experte en communication et membre de l'UCOFEM, a exhorté les élèves finalistes du Lycée Kambabare à utiliser les deux voies mises en place dans ce cadre au niveau régional via les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) # SHEDECIDES# et # MOVE4WOMEN#.

Le but de ces liens, a-t-elle poursuivi est de faire entendre, leur voix, de contribuer à la promotion du genre et de dénoncer les différentes violations de la liberté d'expression dont elles sont victimes, y compris leur entourage.

Réagissant à la fin de cette matinée d'échange, Sarah Kalenda, l'une des finalistes, s'est dite satisfaite de cette initiative qui a apporté un éclairage sur les droits de la femme.

Elle s'est désormais engagée à faire entendre sa voix en participant aux conférence-débats, en donnant son avis et surtout en refusant le mariage précoce qui est interdit par la Loi et qui bloque l'épanouissement de ses sœurs ou copines.

Les activités du mois de la femme à l'UCOFEM sont appuyées par ses partenaires habituels tels que Gender links, Free press un limited, Voix +choix.

Mathy Musau/Forum des As


(ROL/PKF)