Le Directeur général de L’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Se rendra en République démocratique du Congo du 7 au 9 mars prochain. L’objectif est de voir sur place « les efforts déployés par les équipes de l'OMS et ses partenaires pour contenir l’épidémie d’Ebola dans le nord-est du pays », a souligné l’agence onusienne dans un communiqué rendu public ce lundi 4 mars à Genève. Outre le chef de l’OMS, la délégation onusienne comprendra l’également Dr. Matshidiso Moeti, Directrice régionale du Bureau de l’OMS pour l’Afrique, et Dr lbrahima Soce Fall, Directeur régional de l'OMS pour les situations d’urgence.

Renforcer la protection contre les attaques armées

Cette mission onusienne intervient après l’attaque à main armée du centre de traitement Ebola de Hutembo et l’incendie du centre de traitement Ebola de Katwa Des incidents qui ont conduit les organisations non gouvernementales (ONG) Médecins sans frontières(MSF) et Alima à retirer leur personnel sur place et qui ont suscité des inquiétudes quant à la propagation de la maladie.

Le centre de traitement d’Ebola à Butembo a été finalement trouvé depuis ce week-end. Le Maire de Butembo annonce le déploiement de la police et de l’armée autour des centres de traitement Ebola de cette ville du Nord-Kivu, pour les protéger contre les attaques arme est Un communique du ministère congolais de la Sante publique, note que ce centre, qui avait été attaque par des hommes armes, a été réhabilité afin de permettre la prise en charge adéquate et digne des malades a virus Ebola.

A ce jour, 1.2 patients confirmes, hospitalises provisoirement au centre de transit de Katwa ont déjà été transfères vers le centre de traitement de Butembo. Plus de 560 décès depuis aout dernier Cette nouvelle visite du directeur général de l'OMS sera la deuxième cette année. Le Dr Tedros s'était déjà rendu dans

les zones touchées par le virus Ebola au tout début de l’année pour examiner la riposte à ce moment critique. 

Avant ce voyage. Dr Tedros avait alerté sur la « situation sans précèdent » d’une telle flambée d’Ebola avec « une population très mobile et de nombreuses lacunes du système de santé ». Même « très affecte par les rapports faisant état d’une attaque dimanche soir contre un établissement de sante gère par Médecins sans frontières à Katwa », il avait néanmoins fait état des progrès majeurs dans ce combat contre Ebola, avec « des centaines de décès, voire des milliers peut-être, qui ont été évités ». Depuis le début de l'épidémie dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le cumul des cas est de 894, dont 829 confirmes et 65 probables.

Au total, il y a eu 561 décès (496 confirmés et 65 probables) et 302 personnes guéries, selon le dernier rapport de situation épidémie-logique de la maladie à virus Ebola en date du 2 mars 2019. Selon le Ministère congolais de la Santé, 182 cas suspects sont en cours d'investigation. De son cote, l’OMS rappelle que plus de 85.000 personnes ont été vaccinées et plus de 400 ont été traitées.

Des milliers de cas présumés ont été suivis, ont eu des tests et ont été transfères dans d’autres centres après confirmation qu'ils n’avaient pas le virus Ebola. Plus de 40.000 contacts ont été identifiés et chacun d’entre eux a été vu chaque jour pendant trois semaines pour s'assurer qu’ils ne tombaient pas maladies.

A elle seule, l’OMS a expédie 300 mètres cubes de fournitures, dont les approvisionnements pour la vaccination et 470.000 équipements de protection individuelle pour les partenaires gérant les centres de traitement. Mais pour continuer de financer la riposte contre la flambée d’Ebola en RDC, le directeur général de l'OMS a plaidé la semaine dernière pour plus de financement, soulignant que moins de 10 des 148 millions de dollars nécessaires pour lutter contre Ebola ont été reçus.

Jmnk/RO/L’Avenir


(Milor/GTM/PKF)