Après deux ans de clandestinité, Ne Muanda Nsemi réapparait, annonce LE POTENTIEL.L’impatience quant à la formation du gouvernement est également au menu des journaux parus ce jour.

Ce denier signale dans l’article qui porte ce titre : « Donné pour mort, le chef du mouvement spirituel « Bundu dia Mayala », Ne MuandaNsemi est réapparu, hier lundi 6 mai 2019 à Kinshasa au siège du Conseil National Suivi de l’Accord du 31 décembre (CNSA). Il a été présenté à la presse par le président du CNSA, Joseph Olenghankoy ».

Pour rappel, précise LE POTENTIEL,  le doute persistait sur l’évasion du leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala de la prison centrale de Makala lors de l’évasion spectaculaire des détenus du 17 mai 2017. Environ six cents détenus s’étaient évadés de cette maison carcérale. Les autorités de Kinshasa parlaient d’une cinquantaine d’évadés et mettaient en cause les adeptes de la secte du député Ne MuandaNsemi, arrêté en mars dernier à Kinshasa pour outrage au chef de l’Etat et incitation à la violence. Et depuis, il était porté disparu comme dans la série Prison break !

S’intéressant également à cette événement L’AVENIR titre pour sa part : « « Ne MuandaNsemi se confie au CNSA », titre pour sa part L’AVENIR qui écrit : « Avec sa réapparition, l’on se pose alors la question de si la justice aura une main mise sur Ne MuandaNsemi, car ce dernier ne fait l’objet d’aucune grâce présidentielle ou une relaxation par la justice, écrit ce journal qui s’interroge par ailleurs : «Est-il autorisé à un évadé de la prison, politicien qu’il soit, de de se comporter en homme libre après sa réapparition ? ».

« Revoici Ne MuandaNsemi », s’exclame pour sa part LA PROSPERITE.  « Il n’est nullement un fantôme ou son sosie qui réapparait au grand public. Il s’agit bel et bien de de Ne MuandaNsemi, président du parti politique Bundu dia Mayala, présenté en chair et en os, par le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (Cnsa) ». Donné pour mort, le gourou de Bundu dia Kongo est bel et bien en vie, confirme ce journal.

Au sujet de la formation du gouvernement, « Quid de la formation du gouvernement ? », s’impatiente L’AVENIR.  Si chacun peut constater que le pays n’est pas effectivement paralysé, bravo, note-t-il prévenant par la même occasion : « Cependant, il est également aisé d’accepter que seul un gouvernement bénéficiant d’une légitimité renouvelée en accord avec les résultats des dernières élections serait de nature à impulser un nouveau départ. Pour ce journal, « Le prolongement de cette période d’incertitude donnerait aux adversaires politiques de l’intérieur et aux ennemis du pays nichés à l’extérieur, un prétexte facile afin de fissurer l’accord de la sauvegarde de la nation pour cause de non-exécution ».

« Vivement le gouvernement », réclame en ce qui le concerne FORUM   DES AS qui, citant un analyste politique rapporte : « Une nation aussi fragile que la nôtre, rongée de l’intérieur par nos propres faiblesses et convoité de tous les côtés, ne saurait plus longtemps répandre l’image d’une absence aussi criante à ce niveau de son système d’Etat ».

Boni Tsala/MMC


(BTT/PKF)