« Ne Muanda Nsemi divise Basile Olongo et Olenghakoy », titre le quotidien FORUM DES AS. Le journal qui revient sur la réapparition du leader de Bundu Dia Mayala note que les violons ne s’accordent pas entre le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre (CNSA), Joseph Olenghankoy et le vice-premier a.i en charge de l’Intérieur, Basile Olongo en ce qui concerne le statut de Ne Muanda Nsemi, 48 heures après sa réapparition.

Le patron a.i. de l’Intérieur Basile Olongo affirme que le chef spirituel de Bundu dia Mayala doit regagner sa cellule au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Makala. Et de préciser qu’il devra suivre la procédure normale pour bénéficier de la grâce présidentielle. Ce, avant d’ajouter que Ne Muanda Nsemi s’est évadé de l’ex-Makala en date du 17 mai 2017 après avoir été arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat. », écrit le journal. Un avis que Joseph Olenghankoy ne partage pas, renvoyant le ministre au cas de Gédéon Kyungu, un seigneur de guerre dans l’ex-Katanga amnistié.

Sur le même dossier, L’AVENIR, de son côté, titre en manchette : « Le spectre de Ne Muanda Nsemi : Olenghankoy pour une option politique ». Olenghankoy pense que pour de raison de paix et de cohésion nationale, Ne Muanda Nsemi ne devrait pas retourner en prison, aussi parce qu’il n’a jamais été condamné et avait même bénéficié de la liberté provisoire.

Le VRAI MODERATEUR, quant à lui, se focalise sur le retour de Katumbi et titre : « Annoncé pour le 20 Mai 2019, Katumbi pour la liquidation de l’héritage Fayulu ». L’initiateur de la plateforme Ensemble a mis une croix sur la vérité des urnes chère à Martin Fayulu, pense le journal. « Préférant se montrer réconciliant avec le nouveau pouvoir à Kinshasa. Sans doute qu’après Katumbi, ses successeurs vont chacun donner à Lamuka un contenu personnel, au gré des intérêts du meneur du moment. », prévient le tabloïd. Avant de poursuivre que « sans nul doute aussi que Lamuka va nous offrir très bientôt le spectacle des contradictions internes qui risquent de sonner la liquidation pure et simple de cette plateforme politique. »

AFRICA NEWS qui scrute les conditions salariales des travailleurs de la Présidence, publie ceci : « La guerre des banques paralyse le Palais de la Nation et Mont Ngaliema, Fatshi : son cabinet 3 mois impayé ». Grave dysfonctionnement au Palais de la Nation et au Mont Ngaliema où les collaborateurs du président de la République passent des durs moments d’impécuniosité, avance ce trihebdomadaire. Et pour cause, se demande le journal, ils sont impayés depuis bientôt 3 mois, répond le confrère. A l’origine de cette rocambolesque affaire, poursuit-il, « la guerre d’intérêts que se livrent trois banques de la place en quête d’accaparement d’une large part de marché. BGFI, Equity Bank et Sofi Bank. »

Par ailleurs, le quotidien Le POTENTIEL montre son inquiétude au sujet de l’absence du nouveau gouvernement et titre : « Des équipes du FMI à Kinshasa : avec qui négocier ? ». LE POTENTIEL qui indique qu’après le dernier passage aux Etats-Unis du Président Félix Tshisekedi, la République démocratique du Congo se prépare à accueillir les experts du Fonds monétaire international (FMI) pour une revue des comptes publics. « Mais, une question taraude les esprits. Avec qui le FMI av-t-il entamer le premier contact, pour autant qu’on fasse, la RDC ne dispose pas encore de gouvernement investi de plein pouvoir ? », s’interroge le journal. Un dilemme que le chef de l’Etat devrait vite résoudre par la nomination d’un Premier ministre, conseille-t-il.

Et enfin dans un registre purement culturel, La PROSPERITE écrit à sa Une : « Griot exceptionnel, orpailleur, orfèvre de l’art : Tshibala immortalise Lutumba ! ». La consœur de Mont Fleuri qui reprend les hommages du Premier ministre, Buno Tshibala note qu’aujourd’hui, la République Démocratique du Congo « est rangée, sinon débout, pour rendre un dernier hommage mérité à un de ses dignes fils, qui par la force de son esprit créateur, par son humanisme et son talent artistique, a su ajouter une touche spéciale au rayonnement de la Rumba congolaise à travers un demi-siècle de production d’œuvres d’anthologie ».

Dido Nsapu & Gisèle Mbuyi/MMC


(DNK/GM/Yes)