Le Programme national Bambou en RDC (PNBC) avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a organisé vendredi à Kinshasa, un atelier d’évaluation du processus d’adhésion de la République Démocratique du Congo (RDC) au Réseau international du bambou et du rotin (INBAR).

Le directeur du cabinet adjoint au ministère de l’Agriculture,   Charlie Mukanda, a souligné que le but de cet atelier est d’évaluer ce processus d’adhésion depuis qu’il a été lancé en 2016, relevant que le gouvernement Congolais avait élaborer et finalisé en 2018, une note d’orientation du Programme national bambou(PNBC) qui illustre par secteur d’activité, sa volonté à promouvoir l’utilisation du bambou dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la protection environnementale pour un développement durable.

M. Judicaël Panzu, représentant la FAO à ces travaux, a fait savoir que cette adhésion de la RDC à INBAR, permettra de booster le développement de la filière bambou en RDC ainsi que l’éradication de l’extrême pauvreté à travers le pays. Il a ensuite salué les efforts déjà fournis par le gouvernement dans la promotion de la culture de cette plante.

Etat des lieux du processus d’adhésion de la RDC à INBAR

Le coordonnateur du PNBC, Gina Tchilolo Tchishiku, a fait l’état des lieux du processus d’adhésion de la RDC à INBAR qui a commencé en 2016, rappelant que le ministre de l’Agriculture de l’époque avait adressé une correspondance à son collègue des Affaires Etrangères lui demandant d’entreprendre la procédure d’adhésion et de saisir le dépositaire du traité d’INBAR en lui notifiant l’intention du gouvernement de bénéficier du statut d’Etat membre.

Il a également indiqué que la FAO attend apporter un appui technique au PNBC afin d’aider le pays à se doter d’un document de politique national bambou tout en s’engageant à appuyer le processus d’adhésion à INBAR. Pour rappel, la RDC est confrontée à un taux de déforestation annuel élevé. De 2000 à 2010 ce taux était représentait 0.44% et il est passé à 1.25% de 2010 à 2014.

Ces données sont en pleine augmentation à cause de l’agriculture sur brulis, de la coupe de bois et l’exploitation industriel ou artisanal anarchique des forêts congolaises. Ce qui place le pays parmi les dix pays perdant la couverture forestière chaque année.

ACP


(TH/GTM/PKF)