L'ONG internationale « Médecins Sans Frontières Hollande » a mis sur pied deux approches, dont le Groupe communautaire d'Antirétroviral (CAG), en République Centrafricaine (RCA) et des points de distribution communautaires des ARV (Podi), en RDC, avec effets pragmatiques en faveur de patients vivant avec le VIH/SIDA et en vue de lutter contre cette affection, révèle les résultats d'une étude présentée pendant la 13ème conférence sur le VIH, parvenu mardi l'ACP.

Selon la source, cette initiative constitue un grand soutien pour les personnes infectées, étant donné que la plupart d'entre elles se sentent souvent seules.

Elles n'osent pas parler de leur maladie par peur d'être rejetées. Les distributeurs communautaires polyvalents des ARV offrent un soutien à l'adhérence, planifient les rendez-vous de suivi des patients et gèrent la pharmacie.

La communauté s'organise au sein du Podi pour aider et soutenir les personnes vivant avec ce virus.

MSF a créé cette approche suite aux guerres récurrentes souvent émaillées de violences sexuelles qui véhiculent le VIH.

Le CAG compte ses membres à Ango, Sukadi, Digba et Bili en RD Congo ainsi que sur le territoire du Soudan du Sud, alors que le Podi est géré par un réseau de patients formés vivant avec le VIH.

Le CAG est un groupe de patients séropositifs qui se réunissent volontairement et se soutiennent mutuellement sous la supervision d'un d'entre eux, capable d'assurer l'approvisionnement en médicaments antirétroviraux (ARV) depuis le centre de santé de Zemio vers la communauté afin de les distribuer à chaque patient membre du groupe, a souligné MSF/Hollande.

Les membres de Podi se rassemblent trimestriellement pour la collecte de ces ARV et reçoivent, en cas de besoin, un soutien à l'adhérence de ses pairs formés. Ils se présentent une fois par an au sein d'une formation sanitaire (foss) pour un test de mesure de la charge virale et une consultation clinique annuelle, note la source.

ACP


(Rei/SM/PKF)