Le quotidien L’AVENIR titre : « ‘Ya Tshitshi’ reçoit les hommages dignes ». L’ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi wa Mulumba repose pour l’éternité dans la concession familiale, située dans la commune de la N’Sele. Et ce, après qu’il ait été admis samedi, et à titre posthume, dans l’ordre national « Héros nationaux Kabila-Lumumba » au grade de « Grand cordon », lors d’une cérémonie de décoration présidée par le chancelier des ordres nationaux au stade de Martyrs de pentecôte à Kinshasa.

C’était en présence des Congolais venus nombreux, représentant toutes les communes de la ville province de Kinshasa, des provinces et de l’étranger pour dire adieu au lider maximo.

LA PROSPERITE jette des fleurs au comité d’organisation. « Obsèques d’Etienne Tshisekedi : pari gagné pour Lucien Lundula ! », titre à la Une la consœur de Mont Fleuri. Pour un événement, les funérailles organisées en mémoire de cette icône de la démocratie resteront gravées dans les annales de l’histoire récente du pays. Un moment mémorable qui aura vu des Congolais, dans leur diversité, communier autour des valeurs leur léguées par l’illustre disparu, véritable chantre de la démocratie.

Et, pour son deuxième événement public majeur après son investiture au mois de janvier, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, aura gagné son pari d’offrir des obsèques digne de son rang à son défunt père. Chapeau bas, également, au comité d’organisation piloté par Lucien Lundula qui, en un temps record, soit deux semaines de préparation, est allé au-delà des espérances, en offrant un instant magique qui restera dans la mémoire collective.

« Après les obsèques, vivement le gouvernement », estime FORUM DES AS. En effet, d'aucuns estiment que ce deuil passé, le président de la République, Félix Tshisekedi doit revenir à ses obligations constitutionnelles. Le premier de ces engagements est la formation du Gouvernement. Le pays en a fortement besoin. Et en mode urgence. Si vu de la loi suprême, le Chef de l'Etat est garant du bon fonctionnement des institutions, cette prérogative ne lui est reconnue que lorsque ces mêmes institutions existent ou sont installées. Ce qui ne semble pas encore être le cas dans la situation actuelle.

Après la démission du Gouvernement Tshibala, subséquente à la nomination lundi 20 mai dernier, de Sylvestre Ilunga Ilunkamba comme Premier ministre, les Congolais ont le regard tourné vers la Cité de l'Union africaine. Ils attendent impatiemment la deuxième ordonnance portant nomination des membres du nouvel Exécutif. En tout cas, nombreux ont été ces Congolais qui avaient cru, non sans raison, que l'étape de la nomination du nouveau Premier ministre, considérée comme la plus difficile, étant franchie, le reste c'est-à-dire la formation du gouvernement n'allait plus tarder. Hélas !

LE POTENTIEL s’intéresse à l’absence de Moïse Katumbi aux obsèques d’Etienne Tshisekedi. Selon le confrère qui cite ses proches, les contraintes sécuritaires expliquent cette absence. Quoi qu’il en soit, Katumbi a suivi de très près toute la cérémonie qui a entouré ces obsèques. Dans son entourage, l’on précise que l’absence de Katumbi ne peut pas être considérée comme un acte de sabotage du grand travail qu’Etienne Tshisekedi a abattu pour le triomphe de la démocratie de notre pays. Les grandes figures du mouvement politique Ensemble pour le changement étaient là.

Dans son titre phare, LE POTENTIEL, met l’accent sur les leçons des obsèques grandioses d’Etienne Tshisekedi. Pour ce journal, le deuil d’Etienne Tshisekedi, sort la Rdc de l’ombre diplomatique, c’est la consécration du testament politique d’Etienne Tshisekedi : « Le peuple d’abord ». Cependant, à en croire le confrère, la réconciliation nationale n’a pas eu lieu.

Sylvie Meta/MMC


(SM/TN/Yes)