L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP) rapporte dans son bulletin de ce mercredi matin que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu des entretiens mardi, à la Cité de la N’sele avec une délégation du Fonds monétaire internationale (FMI), conduite par M. Mauricio Villafuerte, conseiller au département Afrique. Selon M. Mauricio Villafuerte, l’objet de cette rencontre était l’assistance technique et financière sur base du travail fait sur le terrain.

Le quotidien renseigne que, pour le haut fonctionnaire du FMI, sa délégation travaille sur la gestion de la politique économique, budgétaire et de l’endettement qui se trouvent être sa spécialité.

FORUM DES AS écrit à sa Une, Lumumba, Kabila et Tshisekedi : « Trois modèles de renoncement aux privilèges ». Il ressort de ce tabloïd que, Lumumba a méprisé et renoncé au statut qui, bien que humiliant d'"évolué" comportait, à l'époque, des avantages incontestables. Le jeune Laurent-Désiré Kabila fit un choix semblable. Au lieu de poursuivre calmement sa carrière politique à Kinshasa, il renonça au privilège d'appartenir à cette bourgeoisie naissante pour rentrer dans le maquis et se consacrer à la lutte de la libération jusqu'au 17 mai 1997.

Sans chercher à nier les désaccords ayant existé entre les voies politiques et idéologiques choisies par P. Lumumba et L. D. Kabila d'une part et celles d'Etienne Tshisekedi d'autre part ; il s'impose de reconnaître le courage de cet homme dès lors qu'il avait pris conscience que la voie construite avec Mobutu ne pouvait que conduire à l'impasse. Lui aussi a dû renoncer à des privilèges énormes. C'est ce qui, aujourd'hui, explique la place qu'il occupe dans les cœurs des Congolais.

Toujours dans le même ordre d’idée, LA PROSPERITE ajoute dans sa manchette, Lumumba-Kabila-Tshisekedi « RDC : Un appel à l’abandon de la politique du ventre ». La consœur de Mont Fleuri renseigne qu’ «  A des temps différents et dans des circonstances analogues, Lumumba, Kabila et Tshisekedi ont su renoncer à leurs propres privilèges et intérêts immédiats pour se consacrer résolument à la lutte sans merci pour la libération du peuple congolais. »

A en croire le journal, chacun d’eux avait, à son tour, un doigt levé contre les laquais du colon, les traitres de la patrie ou les cupides dans la gouvernance. Pour une leçon apostrophante, c’en est vraiment une, en tout cas, pour l’actuelle classe politique congolaise, comment le quotidien qui, à la faveur de l’alternance du 24 janvier 2019, est à la veille de la composition d’un nouveau gouvernement que dirigera Sylvestre Ilunga Ilunkamba sous le prisme du consensus dégagé au sein de la coalition FCC-CASH dont Joseph Kabila et Félix Tshisekedi demeurent, du moins jusqu’ici, les principaux façonniers des joueurs, des jeux et des enjeux de l’heure.

L’AVENIR se penche sur les ordonnances présidentielles de la SNCC et la Gécamines : « Les juristes divisés ». Le journal indique à ce propos que ces textes juridiques ont provoqué un débat non sans raison entre ceux qui pensent qu’ils devaient être contresignés par le Premier ministre, pendant que d’autres estiment qu’en situation exceptionnelle et le Président de la République étant le Garant du bon fonctionnement des institutions, il lui est autorisé à le faire.

Fin de la mission du FMI en RDC : « Une nouvelle voie à une coopération plus dynamique », écrit en gros titre Le POTENTIEL. De retour en République démocratique du Congo par la ville de Lubumbashi depuis le 20 mai 2019, Moïse Katumbi n’a jamais fermé la porte à une collaboration avec le président Félix-Antoine Tshisekedi (Fatshi) dans le cadre d’une opposition républicaine, commente le quotidien. C’est le souhait de tous les Katangais dans leur diversité en ce qu’ils voient dans le chef de Fatshi un rassembleur qui milite pour la refondation et le développement de la RDC. Les actes que ce dernier pose depuis sa prise de fonctions sont éloquents à cet égard, conclut le journal.

Par ailleurs, le trihebdomadaire AFRICANEWS se consacre sur l’avenir du Premier ministre sortant et écrit à sa manchette : « Bruno Tshibala va diriger l’International socialiste ». Il ressort de ce média que « l’on attend bien à ce que, une fois libre de ses fonctions actuelles dont il expédie les affaires courantes du gouvernement, le Premier ministre sortant s’occupe essentiellement de l’International socialiste au niveau de l’Afrique et du monde ».

Gisèle Mbuyi & Dido Nsapu/MMC


(GM/DNK/Yes)