« FCC-CACH, la montée du conflit », titre à la Une AFRICANEWS qui s’intéresse sur les réactions suscitées par les récentes ordonnances présidentielles nommant les Directeurs généraux et les membres des Conseils d’Administration de la Générale des carrières et des mines-GECAMINES- et de la Société nationale de chemin de fer du Congo –SNCC.

Vendredi 07 juin, le Bureau de l’Assemblée nationale a convoqué une plénière avec à l’ordre du jour la mise en place des commissions permanentes. Mais le député FCC Léon Mondole a soulevé une motion incidentielle, portant sur les ordonnances du Chef de l’Etat ci-haut évoquées.

Après débat, la speakerine Jeanine Mabunda a demandé au ministre du Portefeuille de surseoir à l’exécution de ces ordonnances. Le même vendredi, les députés du groupe parlementaire CACH ont dénoncé le « silence coupable » du Bureau de l’Assemblée nationale lors de la plénière, se disant désagréablement surpris et étonnés du comportement observé dans le chef de leurs partenaires députés du FCC.

Déplorant le caractère peu sincère de leurs partenaires du FCC, les députés du CACH ont estimé que cette motion qualifiée d’inopportune et provocatrice a été concoctée « en catimini 24 h avant la plénière ».

FORUM DES AS estime qu’au-delà de la polémique suscitée par ces ordonnances présidentielles, le clash de vendredi remet sur le tapis l’urgence de la formation du gouvernement. C’est vrai que le Chef de l’Etat est constitutionnellement irresponsable devant l’Assemblée nationale. Au demeurant, les analystes estiment que si le Président de la république prend des coups-comme c’est le cas présentement- c’est justement parce qu’il n’y a pas encore d’Exécutif national, interlocuteur valable ou seul responsable de ses actes devant la Chambre basse du Parlement.

FORUM DES AS note que les Congolais d’en bas sont las de la politique politicienne qui fait le bonheur des boutefeux, des opportunistes appelés sous les tropiques « acteurs politiques ». La fameuse vieille tambouille qui fait que des politiciens créent et entretiennent des crises pour en vivre.

LA PROSPERITE publie une déclaration politique des Forces politiques alliées de l’UDPS/Tshisekedi dans la quelle ce regroupement politique appelle le peuple congolais à garder et perpétuer l’héritage légué par le père de la démocratie, Héros national, Dr Etienne Tshisekedi en restant très vigilant à l’égard des détracteurs et les ennemis du changement. Pour ce regroupement, les ordonnances querellées sont totalement régulières et conforment aux articles 79, 81 et 148 de la Constitution.

LE POTENTIEL soutient que loin d’être une bourde de la présidente de l’Assemblée nationale qui relèverait de la maîtrise des us parlementaires, le débat autorisé sur les ordonnances présidentielles est un coup fourré du FCC destiné à humilier, devant le peuple, le chef de l’Etat. S’attaquer aux actes du chef de l’Etat dans l’hémicycle jusqu’à le traiter « d’inconscient » est gravissime. Une pétition est envisagée pour destituer le bureau de l’Assemblée nationale.

Dans l’opinion, l’on allègue de plus en plus l’idée que le chef de l’Etat puisse dissoudre cette chambre basse du Parlement et organiser des élections anticipées. Autant dire que la présidente de l’Assemblée nationale joue avec le feu.

LE VRAI MODERATEUR constate que les hauts et bas de la coalition FCC-CACH rythment depuis peu la vie politique sur une scène mouvante, qui a difficile à se stabiliser. Dans l’attente de l’équipe gouvernementale et de l’élection des membres du Bureau du Sénat, la tension reste perceptible entre les alliés qui ont profité des nominations à la Gécamines et à la SNCC pour déterrer la hache de guerre.

Si cette querelle n’entame en rien l’harmonie affichée par les deux chefs de file, leurs collaborateurs n’hésitent plus pour se lancer des bois verts, un peu comme les travailleurs de Lot et d’Abraham qui se disputaient régulièrement au point de précipiter leur séparation.

Certes, dans la coalition, les protagonistes n’ont pas encore franchi la ligne rouge mais tout démontre que dans ce couple détonnant, le pire pourrait arriver à tout moment, estime le confrère.

A en croire L’EVEIL, le FCC suspend sa participation aux négociations sur la formation du prochain gouvernement. Elle veut ainsi exprimer son désaccord sur les dernières ordonnances signées par le Président de la république portant nomination des mandataires de la Gécamines et SNCC.

Le FCC se dit être surpris par ces nominations et indique qu’elle n’était pas associée au préalable à la désignation de nouveaux mandataires. Etant majoritaire au parlement, le FCC estime qu’il devait être associé au préalable à la désignation et à la nomination des mandataires.

Pour l’EVEIL, ce que le FCC ne dit pas est que depuis qu’il est associé à la désignation des membres du gouvernement, tout le processus est bloqué jusqu’à ce jour, procédant par des blocages, sans savoir à quel moment ils se mettront d’accord.

Théodore Ngangu Ilenda/MMC


(TN/Yes)