A l'initiative du Foyer œcuménique pour la restauration de la famille en Afrique (Forfa), notables et victimes de massacres survenus les 16 et 18 décembre 2019 à Yumbi, territoire de la province du Maï-Ndombe, se sont retrouvés autour d'une table-ronde organisé, le vendredi 7 juin 2019 au centre catholique Béthanie, situé à Kinshasa/Gombe.

Selon le coordonnateur du Forfa, en organisant cette conférence, l’objectif était que les participants arrivent à dégager des résolutions susceptibles d'influencer de manière positive la consolidation de la paix, à développer la cité de Yumbi et à initier des pourparlers communautaires en abordant toutes les questions faisant références à toutes les questions précitées. Chose qui a été faite, malgré que les participants n'aient pas tous répondu à l'invitation. Qu'à cela ne tienne, nombreux qui étaient là sont intervenus de manière très positive.

Ils ont non seulement enrichi les bases des données du Forfa par rapport aux informations dont cette structure a besoin mais aussi et surtout accordé au Forfa la chance d'avoir une équipe représentant les victimes de massacres de Yumbi. Affiliés-au sein d'une structure, les représentants de victimes se sont également exprimés librement au cours de cette conférence. Il y a eu un échantillon de notables de Yumbi qui se sont également exprimés.

C'est le cas, notamment, du député Eddy Etibako et du professeur Banyaku Lopwe. Ce qui a permis aux organisateurs de cette conférence de comprendre à moitié la situation telle que passée à Yumbi.

Justice et paix, maitres mots

A les entendre, tout le monde réclame la justice, à travers l'instauration d'un Tribunal spécial pour enquêter sur ces massacres, en punir les auteurs puis le retour de la paix dans ce territoire de Maï-Ndombe. Et pour y parvenir, comme le suggère le coordonnateur du Forfa, il faut que les deux communautés s'approchent à travers leurs notables disséminés à Kinshasa comme à Maï-Ndombe. Toutes ces personnes doivent s'approcher, se parler mutuellement pour que la paix revienne effectivement à Yumbi. Dans ses démarches, après cette conférence, le Forfa va tenter d'approcher d'autres notables de Maï-Ndembe qui n'ont pas été présents à cette conférence.

Cette structure se mettra ensuite avec d'autres partenaires pour chercher des voies et moyens de construire Yumbi. Un rapport sera transmis au chef de l’Etat et au gouvernement de façon à avoir une idée précise de ce qui s'est passé à Yumbi. Ce sera là une façon pour le Forfa de faire pression aux autorités du pays pour obtenir d’elles l’application des résolutions' de cette conférence.

Depuis février 2019, le Forfa est sur différents chantiers à Yumbi. Il travaille sur la construction de centre de santé de Bongende, la construction des latrines publiques et la réhabilitation des maisons appartenant aux personnes vulnérables. « Le Forfa a participé à la cellule de sensibilisation pour le retour volontaire de personnes déplacées dans les îlots et ceux refugiées au Congo Brazzaville.

En partenariat avec différentes églises locales et quelques notables, cette organisation milite pour le retour de toutes les populations et la restauration de la vie quotidienne à Yumbi, dans le cadre de «Boboto Project », initié par le Forfa et soutenu en moitié par le gouvernement congolais et d'autres Partenaires.

Présent à Yumbi, les équipes Forfa tentent d'organiser les communautés envie d'offrir une activité aux personnes actives afin que ces dernières créent des petites unités génératrices de revenus dans différents domaines de la vie. Le Forfa a offert neuf pirogues aux populations riveraines et a procédé à la distribution de tôles aux familles dont les maisons étaient détruites dans les violences du 16 décembre 2018. Ce, pour que ces dernières retournent dans leurs villages respectifs dans les conditions de paix et de sécurité sociale.

Bienvenu Ipan/Le Potentiel


(TN/TH/Yes)